CINEMA RUSSE AU FIL DES ANS ET DES ÉVÉNEMENTS

Mardi 14 Novembre 2017

http://www.institut-lumiere.org/actualit%C3%A9s/cinema-russe.html


Cinéma russe : moments d'histoire
Centenaire de la Révolution d'octobre 1917

 

 

Du 26 avril au 24 juin 2017

À l’occasion du Centenaire de la Révolution russe de 1917, voyage à travers le cinéma russe et son histoire, des premiers films muets d’Eisenstein aux grandes fresques d’Andrei Konchalovsky ou Elem Klimov.

Classiques et raretés, films muets et parlants, avec deux ciné-concerts accompagnés au piano. L’historien et spécialiste du cinéma Lionel Lacour offrira une conférence sur ce moment d’histoire, à travers des extraits de films.

 

 Les rendez-vous :


Saint Petersbourg  

> SOIRÉE SPÉCIALE HISTOIRE DE LA RUSSIE 
Jeudi 4 mai

19h Conférence 
"La Révolution bolchévique : la propagande face à l’Histoire" 

(avec extraits de films) par Lionel Lacour, agrégé d'Histoire

20h45 Présentation de La Fin de Saint-Pétersbourg  
(V. Poudovkine, 1h25, film muet)

Précédé du court métrage Vingt-cinq octobre premier jour 
(Y. Norstein, A. Tourine, 9min)

Achat des places

 
Arsenal Octobre

> CINÉMA MUET / CINÉ-CONCERT
Mercredi 31 mai à 19h

Accompagné au piano par Fred Escoffier

Arsenal  d’Alexandre Dovjenko (1h30, film muet)

Achat des places

> CINÉMA MUET / CINÉ-CONCERT
Jeudi 1er juin à 20h45

Accompagné au piano par Romain Camiolo

Octobre  de Sergueï Eisenstein (2h22, film muet)

Achat des places

 

 

Films muets :

Les films muets sont présentés en copies sonorisées avec musique, ou en ciné-concert quand mentionné.


Greve

Jeu 27/04 à 19h

La Grève  de Sergueï Eisenstein (1925, 1h34, N&B)

Une usine de la Russie tsariste, en 1912. Les conditions de travail sont insupportables et les salaires misérables. La révolte gronde chez les ouvriers et les patrons. Accusé à tort d’avoir volé un micromètre, un ouvrier se pend. Immédiatement, la grève est déclenchée. [[...]]url:http://www.institut-lumiere.org/manifestations/la-greve.html

Saint Petersbourg 1

Jeu 04/05 à 20h45 en présence de Lionel Lacour - Lu 08/05 à 14h30

La Fin de Saint-Pétersbourg  de Vsevolod Poudovkine (1927, 1h25, N&B)

Dans une famille paysanne, un nouvel enfant vient au monde, obligeant l’aîné à partir à Saint Pétersbourg pour gagner de l’argent. Il trouve un travail à l’usine, où il devient hostile aux grévistes. Cependant, l’usine voit ses actions monter après une grosse commande de l’État. Peu après, la Première Guerre mondiale éclate. [[...]]url:http://www.institut-lumiere.org/manifestations/la-fin-de-saint-petersbourg.html

Mere

Me 10/05 à 19h - Di 14/05 à 14h30

La Mère  de Vsevolod Poudovkine (1926, 1h29, N&B)

Durant l'hiver 1905, lors de la Révolution Russe, une femme (la Mère), forcée de prendre parti lors d'une grève, doit choisir entre la fidélité qu'elle éprouve pour son mari, corrompu par les patrons, et son fils bien-aimé, un travailleur qui sympathise pour la cause des grévistes. [[...]]url:http://www.institut-lumiere.org/manifestations/la-mere-poudovkine.html

Cuirasse

Sa 27/05 à 16h15 - Ve 9/06 à 19h - Sa 24/06 à 19h

Le Cuirassé Potemkine  de Serguei Eisenstein (1925, 1h15, N&B)

Mutinerie à bord d’un cuirassé russe en 1905. Le navire aux mains des marins insurgés entre dans le port d’Odessa où couve la révolte. La foule accourt pour accueillir joyeusement le cuirassé, symbole de la victoire des opprimés. Les soldats tsaristes ouvrent le feu. [...]

Arsenal 1

Me 31/05 à 19h en ciné-concert, accompagné au piano par Fred Escoffier

Arsenal  d’Alexandre Dovjenko (1929, 1h30, N&B)

En 1918, tandis que l'hécatombe se poursuit sur le front, la misère accable la population. Un déserteur incite les ouvriers de l'usine Arsenal à prendre les armes pour défendre la révolution. [[...]]url:http://www.institut-lumiere.org/manifestations/arsenal.html

Octobre 1

Je 1er/06 à 20h45 en ciné-concert, accompagné au piano par Romain Camiolo

Octobre  de Sergueï Eisenstein (1927, 2h22, N&B)

Petrograd, octobre 1917 : les Bolcheviks prennent le pouvoir. 10 jours qui ébranlèrent le monde. [[...]]url:http://www.institut-lumiere.org/manifestations/octobre.html

Terre

Ma 9/05 à 19h - Sa 17/06 à 18h15

La Terre  d’Alexandre Dovjenko (1930, 1h15, N&B)

En 1929, dans un village ukrainien, deux groupes antagonistes, les kolkhoziens et les koulaks s'opposent. Cet affrontement, reflet d'une société en pleine métamorphose, provoque la mort d'un jeune kolkhozien. [[...]]url:http://www.institut-lumiere.org/manifestations/la-terre.html

 

Films parlants :


Okraina

Me 26/04 à 21h - Sa 29/04 à 16h3

Okraïna  de Boris Barnet (1933, 1h38, N&B)

Une petite communauté russe sort de sa torpeur à l’annonce de la déclaration de la Première Guerre mondiale. Appelés et volontaires partent pour le front. À l’arrière, un prisonnier allemand se voit employé par le cordonnier local. Mais l’esprit de la révolution se propage. Les soldats se mutinent et commencent à fraterniser. [[...]]url:http://www.institut-lumiere.org/manifestations/okraina.html

Commissaire

Me 3/05 à 19h - Ve 5/05 à 19h - Lu 8/05 à 18h30

La Commissaire  d’Alexandre Askoldov (1967, 1h50, N&B)

Une petite ville d'Ukraine en 1922. La commissaire, Klavidia Vavilov, chargée de la bonne tenue militaire des troupes d'un détachement de l'Armée Rouge s'installe dans la ville reprise aux Blancs. Elle est enceinte et va bientôt accoucher. Femme dure, elle n'hésite pas à faire fusiller un déserteur coupable d'être allé retrouver sa femme quelques jours. Un jour, on lui ordonne de tuer un enfant. [[...]]url:http://www.institut-lumiere.org/manifestations/la-commissaire.html

Homme Fusil

Me 3/05 à 21h - Sa 6/05 à 16h30

L'Homme au fusil  de Sergueï Youtkevitch (1938, 1h41, N&B)

En 1917, dans les tranchées de la Première Guerre mondiale, les soldats écrivent à Lénine pour lui demander d’arrêter la guerre au plus vite afin qu’ils rentrent chez eux. Chardine, un soldat en permission, emporte cette lettre à Petrograd où la jeune République Soviétique vit ses premiers jours. Sa rencontre avec Lénine sera pour lui un choc. [[...]]url:http://www.institut-lumiere.org/manifestations/homme-au-fusil.html

Tchapaiev

Ve 12/05 à 19h

Tchapaïev  de Georgi et Sergueï Vassiliev (1934, 1h33, N&B)

1919, en Russie, pendant la guerre civile, un paysan illettré nommé Tchapaïev a pris la tête des partisans en lutte contre l’armée blanche. Il se révèle être un excellent chef militaire mais indiscipliné. Un jour l’armée blanche attaque. [[...]]url:http://www.institut-lumiere.org/manifestations/tchapa%C3%AFev.html

Siberiade

Sa 20/05 à 18h30

Sibériade  d’Andrei Konchalovsky (1979, 3h20 avec entracte, coul)

À Yelane, un village perdu au fin fond de la Sibérie, deux familles se détestent, les fortunés Solomine et les misérables Oustioujine. En 1917, la révolution éclate, un événement qui bouleverse de fond en comble la réalité sociale dans toute la Russie et à Yelane. Pour les Solomine qui ont tout à y perdre, il n’est pas question de reconnaître la nouvelle autorité bolchévique. [[...]]url:http://www.institut-lumiere.org/manifestations/siberiade.html

Pas De Gue Dans Le Feu

Me 24/05 à 19h - Ve 26/05 à 18h45 - Di 28/05 à 14h30

Pas de gué dans le feu  de Gleb Panfilov (1968, 1h35, N&B)

Tania est aide-soignante dans un train sanitaire, pendant la guerre civile russe de 1917 à 1923. Tandis qu’autour d’elle les blessés souffrent et meurent, elle commence à peindre, encouragée par un peintre qui travaille à la décoration des trains de propagande. Jusqu’au jour où elle se fait capturer par l’ennemi. [[...]]url:http://www.institut-lumiere.org/manifestations/pas-de-gue-dans-le-feu.html

Mere Bis

Sa 3/06 à 16h30

La Mère  de Gleb Panfilov (1990, 3h20, coul)

Nilovna, une femme illettrée est battue par son mari ouvrier. Son fils, ouvrier lui aussi, se cultive, lit des livres et discute avec ses amis d’une nouvelle société. Des idées qui ne plaisent pas à la police. [[...]]url:http://www.institut-lumiere.org/manifestations/la-mere-panfilov.html

Premier Maitre

Ma 13/06 à 20h45 - Ve 16/06 à 19h

Le Premier Maître  d’Andrei Konchalovsky (1965, 1h42, N&B)

En 1923 en Kirghizie, un instituteur délégué par le gouvernement soviétique s'installe au sein d'une population pauvre, inculte et encore asservie par le poids de traditions ancestrales. Il tente de leur inculquer une certaine éducation, mais entre les conditions matérielles désastreuses et son manque d’expérience dans ce métier, la tâche va s’avérer plus compliquée que prévu. [[...]]url:http://www.institut-lumiere.org/manifestations/le-premier-maitre.html

Raspoutine

Me 21/06 à 21h - Sa 24/06 à 16h15

Raspoutine l'agonie  d’Elem Klimov (1981, 2h31, coul)

Russie, 1916. Le Tsar Nicolas II, impuissant, attend le miracle qui doit sauver son Empire chaotique et sa Cour pervertie. Ce miracle a lieu, il porte le nom de Gregori Efimovitch Raspoutine, moine lubrique. [[...]]url:http://www.institut-lumiere.org/manifestations/raspoutine-agonie.html






 


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http://www.cinematheque.fr/cycle/l-urss-des-cineastes-409.html

 
 
Le centenaire de la révolution d'Octobre donne l'occasion d'une grande traversée de l'histoire du cinéma soviétique, à rebours de la perception habituelle d'un art monolithique. Les réalisateurs ont su saisir certains aspects de la réalité invisible du pays, se souvenant d'une révolution qui avait promis un bouleversement de l'existence même.
RÉVOLUTIONS
On n'a plus tant d'occasions de célébrer une révolution – mot qui fait encore scandale, tout récemment dans la presse britannique, à l'occasion d'une exposition consacrée aux avant-gardes soviétiques – et avec 1917 il y a deux anniversaires pour le prix d'un : Février et Octobre, sans oublier l'autre face : les quatre-vingts ans de la Grande Terreur de 1937. Une manière de marquer ces dates devrait être de traiter le cinéma, non comme simple illustration de la « grande histoire », mais comme un art de plein droit, dans toute sa force de révélateur.
LES CINÉASTES COMME ARTISTES
Aspect souvent négligé, c'est un cinéma de cinéastes. Cela tient aussi bien à un respect traditionnel de la Russie pour les artistes qu'aux droits accordés au réalisateur, considéré comme un auteur par la loi soviétique, et enfin à ce que le producer à l'américaine n'y existait pas. Le réalisateur se trouvait premier responsable d'un film. Ce qui l'exposait en premier lieu à une censure politique brutale et à toutes les formes de harcèlement, mais lui donnait plus de pouvoir sur la production. Il était plus facile d'interdire que de remplacer un metteur en scène en cours de tournage. À côté des quatre grands classiques – Eisenstein-Poudovkine-Dovjenko-Vertov – il faut penser une autre configuration, dont les intéressés n'avaient pas conscience : écrire l'histoire des cinéastes à partir de Donskoï, Barnet, Ermler, Raïzman ou Abram Room, revoir les grands films oubliés qu'Henri Langlois programmait rue d'Ulm : Les Souliers percésLa Dernière nuitLa Jeunesse de Maxime, la trilogie de GorkiL'Institutrice de villageLa Maison des mortsLes PaysansLe Tournant décisifAu bord de la mer bleue.
Le cinéma soviétique ne sort pas du néant. Avant 1917, c'était une industrie développée. Il y avait un public et des cinéastes russes. Koulechov a fait son apprentissage avec le meilleur d'entre eux, Evguéni Bauer. Le cinéma traditionnel continue d'exister, avec ses réalisateurs comme Protazanov quand il revient d'exil (Aélita), et ceux qui prennent la relève, les Jeliaboujski (La Vendeuse de cigarettes du Mosselprom), Taritch (Ivan le terrible), Ozep (Passeport jaune), Petrov-Bytov (Caïn et Artem) ou Eggert (La Noce de l'ours, d'après Lokis de Mérimée). L'intervention étrangère et la guerre civile détruisent l'industrie. Une très jeune génération fait irruption, avec les actualités où Dziga Vertov fait ses débuts. Certains, Koulechov ou Kozintsev, n'ont pas vingt ans lors de leur premier film. Ils s'imposent dans le documentaire et bientôt la fiction, créent des ateliers et un enseignement, assurant l'avenir.
Après la nationalisation du 27 août 1919, il faudra longtemps – les années 1920, pas moins – pour qu'un cinéma étatisé fonctionne. Avant ses deux commandes commémoratives (Le Cuirassé PotemkineOctobre), Eisenstein a tourné La Grève avec le Proletkult, organisation culturelle prolétarienne mal vue par le pouvoir. Le studio Mejrabpom, semi-privé jusqu'en 1928, accueille aussi bien le jeune vétéran Ozep et le débutant Barnet, qui réalisent ensemble Miss Mend, que Protazanov (Le 41eDon Diego et Pélagie) et Poudovkine (Tempête sur l'Asie).
UNE DOCUMENTATION DES SENTIMENTS
Changer la vie, c'est aussi changer la nature de l'art. Les rapports entre Maïakovski, le groupe LEF, l'école formaliste de Leningrad, et les jeunes cinéastes, sont essentiels pour Eisenstein, Vertov, Koulechov, la FEKS. La fiction est frappée de suspicion, les formes dites vulgaires irriguent l'art nouveau, Fantômas et les entrées de cirque sont les grandes références, jusque dans les premières épopées révolutionnaires. L'américanisme de Koulechov, la francophilie des « excentriques » (d'Offenbach à Nadia Sibirskaïa), la culture nationale du Géorgien Chenguelaïa ou de l'Ukrainien Dovjenko, la marque profonde sur ce dernier de son séjour en Allemagne, pèsent autant dans cette révolution du cinéma que l'« art de gauche ».
La révolution et la guerre civile deviennent un récit national. Les avant-gardes condamnent l'art de la vie quotidienne. Mais c'est dans ce domaine, autant que dans l'épopée révolutionnaire – toujours sur le point de devenir un discours officiel – que les cinéastes inventent une approche nouvelle. Le cinéma documente les sentiments, les émotions, les comportements de la vie nouvelle. Des fables soviétiques. La fiction s'occupe de la construction du socialisme, « morale » (Abram Room, Trois dans un sous-sol) ou « intellectuelle » (Ermler), elle montre le rituel de la vie quotidienne (Vous ne pouvez pas vous passer de moi ?), les profiteurs (La Maison de la rue Troubnaïa), la bureaucratie (Ma grand-mère), la lutte antireligieuse (La Fête de St Jorgen), plus tard la haine du nazisme (Les Assassins prennent la routeTarass l'indompté). Le cinéma va plus loin que le politique, donne une image à des cultures autonomes (ZvenigoraElisso), parle de la dignité des femmes (La ProstituéeSacha)... Les femmes elles-mêmes prennent la responsabilité du cinéma et des films : Esther Choub, Alexandra Khokhlova, Margarita Barskaïa (pour s'en tenir à ce premier programme).
LA LOI, L'ORDRE ET LA MARCHE DU CAVALIER
La « révolution culturelle » de 1929, violente offensive des organisations prolétariennes encouragée pour un temps par Staline, préfigure les pires années de la Terreur et de l'après-guerre : la fiction présente un antagonisme irréductible entre « les nôtres » et l'ennemi, les fils dénoncent leurs pères (Ivan, de Dovjenko). La dissolution – par le même Staline – de ces organisations en 1932 est perçue comme une véritable libération. L'épanouissement qui commence alors – au cinéma avec Okraïna de Barnet – durera au-delà de la canonisation du réalisme socialiste, qui couvre n'importe quelle esthétique pourvu qu'elle soit conformiste. Après l'expérimentation des premiers films sonores (EnthousiasmeLe Chemin de la vie), Koulechov remet en cause le récit (Le Grand Consolateur), Hendelstein crée avec Chostakovitch la tragédie musicale (Femmes en révolte) et Savtchenko la comédie musicale (Garmon), tandis que Ermler (Paysans) ou Kozintsev et Trauberg (La Jeunesse de Maxime) trouvent une inspiration renouvelée.
Même la volonté de Boris Choumiatski, qui dirige le cinéma de 1930 à 1937, de créer un Hollywood soviétique et de brider des talents incontrôlables, Eisenstein en premier (Le Pré Béjine), échoue misérablement. Ils peuvent être entravés, interrompus, mais non infléchis, comme Alexandre Medvedkine (Le BonheurLa Miraculeuse) ou Dovjenko (Aérograd), Barnet (Au bord de la mer bleue), Donskoï (L'Enfance de Gorki), ou encore Abram Room, qui se pose cette fois la question de la vie dans un socialisme accompli avec Un jeune homme sévère. Dans quel autre pays des films aussi hors norme et aussi peu semblables entre eux auraient-ils pu être réalisés (et souvent interdits) dans l'espace de trois ans ?
Jusqu'en « un temps où tout le monde serait coupable de quelque chose » (comme dit Chris Marker dans Le Tombeau d'Alexandre), au règne de la psychose de trahison (L'Erreur de l'ingénieur Kotchine, où le même Marker repérait un double langage qui le réjouissait), le cinéma reste un baromètre du temps soviétique. Quand, après avoir incarné à la fois le mythe et la création du mythe dans Alexandre Nevski, Eisenstein est nommé directeur artistique du studio Mosfilm en 1939, il s'intéresse aux contes (Le Grain magique, de son disciple Valentin Kadotchnikov) et surtout encourage des cinéastes à l'opposé de son style – Boris Barnet et Konstantin Ioudine – dont la vision du présent choque assez Jdanov pour que leurs films restent longtemps « sur les étagères », sort que tous les cinéastes soviétiques ont connu.
Rien ne peut remplacer le temps et l'effort perdus pour des vies créatrices. Les films supprimés ont réapparu petit à petit. On a découvert ainsi que plus d'une fois, la marge entre l'œuvre officielle et celle censurée était peu perceptible : le scénario de Iouri Olécha pour Abram Room salué comme un modèle pour l'avenir en 1934, le film interdit deux ans plus tard ; la première partie d'Ivan le terrible, prix Staline en 1946, l'année même où la seconde est dénoncée par le comité central ; Poudovkine, cinéaste des grandes biographies héroïques, censuré un film sur deux entre 1941 et 1946.
La guerre est paradoxalement un moment de libération. L'image d'une révolution conçue et dirigée d'en haut, le Guide suprême, le Parti, sont notablement absentes d'une grande part des films de guerre. Tournés à Alma-Ata ou Tachkent, ils n'ont rien de réaliste, mais savent répondre à la demande inconsciente du public loin du front. Les meilleurs de cette « déstalinisation spontanée » montrent la transfiguration d'êtres fragiles (Une fois la nuit de Barnet, Zoïa), voire des miracles laïques (Attends-moiÀ six heures du soir après la guerre). Et surtout, l'homo sovieticus y apparaît fondamentalement étranger à la guerre.
Dans le jeu de cache-cache entre le pouvoir soviétique et les artistes, on est étonné par la liberté qu'ont su conserver les seconds. Dès 1923, Victor Chklovski utilisait à leur propos la comparaison des échecs : « Il y a beaucoup de raisons à l'étrangeté de la marche du cavalier... Le cheval n'est pas libre : il procède en diagonale parce que le chemin direct lui est barré. »
Bernard Eisenschitz



 
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ARTCORUSSE

http://artcorusse.org

 

“Histoire du Cinéma Soviétique.”

 Du mercredi 18 octobre au jeudi 26 novembre 2017

Cinémathèque française à Paris.


Le centenaire de la révolution d’octobre donne l’occasion d’une traversée de l’histoire du cinéma soviétique.

Le centenaire de la révolution d’Octobre donne l’occasion d’une grande traversée de l’histoire du cinéma soviétique, à rebours de la perception habituelle d’un art monolithique. Les réalisateurs ont su saisir certains aspects de la réalité invisible du pays, se souvenant d’une révolution qui avait promis un bouleversement de l’existence même.

On n’a plus tant d’occasions de célébrer une révolution – mot qui fait encore scandale, tout récemment dans la presse britannique, à l’occasion d’une exposition consacrée aux avant-gardes soviétiques – et avec 1917 il y a deux anniversaires pour le prix d’un : Février et Octobre, sans oublier l’autre face : les quatre-vingts ans de la Grande Terreur de 1937. Une manière de marquer ces dates devrait
être de traiter le cinéma, non comme simple illustration de la « grande histoire », mais comme un art de plein droit, dans toute sa force de révélateur.

 
 
 

MERCREDI 18 OCTOBRE 2017, 20H00

SALLE HENRI LANGLOIS

Ouverture de la rétrospective. Accompagnement musical au piano par Jean-François Zygel
 
 
“La Maison de la rue Troubnaïa”
“Дом на Трубной

Boris Barnet

URSS / 1927 / 66 min / 35 mm / INT.FR.

Avec Vera Maretskaïa, Vladimir Fogel, Vladimir Batalov, Anna Soudakevitch.

Paracha quitte sa campagne et débarque à Moscou. Elle atterrit dans un immeuble où elle se fait exploiter par un coiffeur, jusqu’à ce qu’elle découvre l’action syndicale”.

 
 

JEUDI 19 OCTOBRE 2017, 19H00

SALLE GEORGES FRANJU

“L’URSS des cinéastes (1922-1945)”
Conférence de Bernard Eisenschitz
90 min

À travers le chaos de l’Histoire, le cinéma soviétique a toujours été de fait – malgré les interdictions et les génuflexions – un baromètre de la vie du pays. Cinéma de cinéastes plus que de producteurs (inexistants) ou de commissaires politiques, il a su garder le souvenir d’une révolution qui devait bouleverser tous les aspects de l’existence.

Bernard Eisenschitz est traducteur et historien du cinéma. Auteur de nombreux ouvrages, il a été responsable de l’édition des œuvres de Georges Sadoul et a codirigé, avec Bernard Benoliel, le recueil Henri Langlois : Écrits de cinéma.

 

 

SAMEDI 21 OCTOBRE 2017, 14H

SALLE JEAN EPSTEIN

 
“Les souliers percés”
Рваные башмаки

Margarita Barskaïa

URSS / 1933 / 85 min / 35mm / VOSTF
Premier film sonore pour enfants.

Avec Vera Alekhina, Mikhaïl Klimov, Ivan Novoseltsev.

“Dans un pays d’Occident qui ressemble beaucoup à l’Allemagne de 1933, les enfants nourrissent leur famille et sont mêlés au combat révolutionnaire des dockers”.

 
 

DIMANCHE 22 OCTOBRE 2017, 19H30

SALLE GEORGES FRANJU

Accompagnement musical par Satsuki Hoshino
 
 
“Vous ne pouvez pas vous passer de moi?”
“Нельзя ли без меня?”

Viktor Chestakov

URSS / 1932 / 48 min / 35mm / INT.FR.

Avec S. Poliakov, V. Sevastianova, Aleksandr Antonov.

Alors que son épouse se charge des courses quotidiennes, le soldat soviétique Lastotchki s’occupe de préparer le repas des enfants. Fatigué par cette tâche, il décide qu’il ne mangera qu’à la cantine populaire.”

 
 
 

LUNDI 23 OCTOBRE 2017, 17H

SALLE GEORGES FRANJU


“Deux combattants”
“Два бойца

Leonid Loukov

URSS / 1943 / 76 min / 35mm / VOSTF

Avec Boris Andréev, Mark Bernes, Vera Cherchniova.

Récit de l’amitié entre deux soldats, un juif et un de l’Oural, pendant le siège de Léningrad.

Mark Bernes crée dans ce film l’une des chansons les plus connues de la guerre, Sombre nuit (Темная ночь / Temnaïa notch).

 
 
 

MERCREDI 25 OCTOBRE 2017, 17H

SALLE GEORGES FRANJU

 
 
Komsomol, chef de l’électrification”
КШЭ (Комсомол – шеф электрификации)

Esfir Choub

URSS / 1932 / 59 min / 35mm / VOSTF
 

Documentaire tourné en son direct (célébré dans la séquence d’ouverture) sur la construction d’une centrale hydroélectrique en Transcaucasie, avec l’aide d’ingénieurs américains.

 
 

MERCREDI 25 OCTOBRE 2017, 19H

SALLE GEORGES FRANJU

Accompagnement musical par Camille Taver
 
“Eh! petite pomme”
Эх, яблочко”

Leonid Obolenski, Mikhaïl Doller

URSS / 1926 / 76 min / 35mm / INT. FR.

Avec Varvara Popova, Piotr Repnine, N. Zaretchny.

Odessa, 1918. Les Allemands mettent à sac la ville et la guerre civile entre bolcheviks, anarchistes et indépendantistes fait rage.

Une réalisation de deux élèves de l’« atelier » de Koulechov.

 
 

MERCREDI 25 OCTOBRE 2017, 21H

SALLE GEORGES FRANJU”

Accompagnement musical par Camille El Bacha
 
“Son chemin”
Ее путь”

Aleksandr Chtrijak

URSS / 1929 / 67 min / 35mm / INT. FR.

Avec Emma Tsessarskaïa, Aleksandr Joukov, Carl Gourniak.

Une paysanne est mariée de force à une brute. Alors qu’il est au front, elle tombe amoureuse de Jan, un prisonnier autrichien. Lorsque la guerre civile éclate, Jan rejoint les révolutionnaires tandis que l’ancien mari dirige un régiment de soldats Blancs.”

 
 
 

JEUDI 26 OCTOBRE 2017, 19H30

SALLE HENRI LANGLOIS

 
 
“La Maison de la rue Troubnaïa”
“Дом на Трубной”

Boris Barnet

URSS / 1927 / 66 min / 35mm / INT.FR.

Avec Vera Maretskaïa, Vladimir Fogel, Vladimir Batalov, Anna Soudakevitch.

Paracha quitte sa campagne et débarque à Moscou. Elle atterrit dans un immeuble où elle se fait exploiter par un coiffeur, jusqu’à ce qu’elle découvre l’action syndicale.

 
 
 
 
JEUDI 26 OCTOBRE 2017 À 21H45
 
SALLE GEORGES FRANJU
 
“Don Diego et Pélagie”
 

Iakov Protazanov

URSS / 1927 / 72 min / 35mm / INT.FR.

Avec Maria Blumental-Tamarina, Anatoli Bykov, Mikhail Jarov, Elena Tiapkina.

Comédie satirique sur une vieille villageoise en butte à la bureaucratie.

 

 

 

 

VENDREDI 27 OCTOBRE 2017 À 20H

SALLE JEAN EPSTEIN

“Zvenigora”
“Звенигора”

Alexandre Dovjenko

URSS / 1928 / 84 min / 35mm / INT.FR.

Avec Gueorgui Astafiev, Nikolaï Nademski, Semion Svachenko.

“Un vieillard recherche le trésor que les Scythes auraient caché dans « la montagne qui tinte », Zvenigora. Lors de la Première Guerre mondiale, l’un des petits-fils s’engage de côté des révolutionnaires alors que le deuxième, nationaliste, part en exil”.

 
 
 
 
 
SAMEDI 28 OCTOBRE 2017 À 16H45
 
SALLE HENRI LANGLOIS
Accompagnement musical par Adelon Nisi
 


“La Grève”
“Стачка

Serguei M. Eisenstein

URSS / 1924 / 82 min / DCP / INT. FR.

Avec Aleksandr Antonov, Mikhaïl Gomorov.

Dans une usine de la Russie tsariste, le suicide d’un ouvrier va déclencher une grève.”

 
 
 
 
SAMEDI 28 OCTOBRE 2017 À 21H
 
SALLE GEORGES FRANJU
 
“Les Souliers percés”
Рваные башмаки

Margarita Barskaïa

URSS / 1933 / 85 min / 35mm / VOSTF

Avec Vera Alekhina, Mikhaïl Klimov, Ivan Novoseltsev.

Dans un pays d’Occident qui ressemble beaucoup à l’Allemagne de 1933, les enfants nourrissent leur famille et sont mêlés au combat révolutionnaire des dockers.

Toute l’information sur le site : www.cinematheque.fr

 

LA CINÉMATHÈQUE FRANÇAISE

51 Rue de Bercy, 75012 Paris




 

Suite de la traversée de l’histoire du cinéma soviétique à l’occasion du centenaire de la révolution d’Octobre. Comment se sont affirmés des réalisateurs réussissant à faire la preuve d’un talent singulier à l’intérieur des structures d’un système contraignant ; comment ils ont réussi parfois à contourner la censure pour sai- sir certains aspects de la réalité quotidienne en souvenir d’une révolution qui devait bouleverser tous les aspects de l’existence.
 

<a data-cke-saved-href="https://i2.wp.com/artcorusse.org/wp-content/uploads/2017/11/une-de-LURSS-des-cine%CC%81astes-2e%CC%80me-partie.jpg" href="https://i2.wp.com/artcorusse.org/wp-content/uploads/2017/11/une-de-LURSS-des-cine%CC%81astes-2e%CC%80me-partie.jpg" rel="lightbox[19104]" title="Rétropective " l'urss="" des="" cinéastes""="" class="cboxElement" style="margin: 0px; padding: 0px; color: rgb(201, 126, 0); border: 0px; outline: none;">Mercredi 29 nov 17h00 
Lundi 11 déc 20h30

 

LA NOUVELLE BABYLONE(NOVY VAVILON)
DE GRIGORI KOZINTSEV ET
LEONID TRAUBERG
URSS/1929/80’/INT. FR./35MM
Avec Piotr Sobolevski, Elena Kouzmina, Sergueï Guerassimov.
Vie et mort de la Commune de Paris (1871), vue par les yeux d’une vendeuse du grand magasin la Nouvelle Babylone“.

Mercredi 29 nov 19h00 
Mercredi 06 déc 16h30


DEUX-BOULDI-DEUX, (DVA-BOULDI-DVA)
DE LEV KOULECHOV
URSS/1929/86’/INT. FR./35MM
Avec Sergueï Komarov, Vladimir Kotchetov, Aniel Soudakévitch, Andreï Faït.
Un cirque ambulant, pendant la guerre civile, dans une petite ville. Un clown fameux et son fils, bolchevik, préparent un numéro à deux. La ville tombe aux mains des blancs. Le jeune Bouldi est arrêté.

Jeudi 30 nov 19h30


LA MAISON DES MORTS / LA MAISON MORTE (MERTVYI DOM / TIOURMA NARODOV) DE VASSILI FÉDOROV  URSS/1932/69’/VOSTF/35MM

Avec Nikolaï Khmelev, Nikolaï Podgorny, Nikolaï Radine, Victor Chklovski

“En 1880, Fédor Dostoïevski est devenu un écrivain officiel et fêté. Il se remémore sa jeunesse, ses activités révolutionnaires et ses années de bagne”. Scénario de Victor Chklovski, qui apparaît dans le filmRestauré par la Cinémathèque de Toulouse et les Archives Françaises du Film.

Dimanche 03 déc 20h00 
Jeudi 04 jan 21h00


LA GRAINE MAGIQUE (VOLCHEBNOE ZERNO)
DE FÉDOR FILIPPOV ET VALENTIN KADOTCHNIKOV
URSS/1941/87’/VOSTF/35MM
Avec Ivan Pereverzev, Sergueï Martinson, Stepan Kaïoukov,Vladimir Gribkov
.
Inspiré du conte Jack et le haricot magique. Un géant offre à deux enfants une graine magique qui donne bonheur et prospérité“.

Jeudi 07 déc 19h00


LE CHEMIN DE LA VIE (POUTEVKA V JIZN)
DE NIKOLAÏ EKK
URSS/1931/95’/VOSTF/35MM
Avec Nikolaï Batalov, Mikhaïl Jarov, Kirill Ivanov.
“En 1923, devant la délinquance des enfants errants dans les grandes villes, un inspecteur, s’inspirant de la pédagogie de Makarenko, les réunit dans un camp de travail”.
Premier film de fiction parlant
soviétique. Version de 1931.

Lundi 11 déc 17h00 
Vendredi 29 déc 20h30


LE 41E (SOROK PERVY)
D’ IAKOV PROTAZANOV
URSS/1927/66’/INT.FR./35MM
Avec Ada Voïtsik, Ivan Kolavsamborsky, Ivan Shtraukh. A
Pendant la guerre civile, une tireuse d’élite de l’Armée rouge (elle a abattu quarante ennemis) et un lieutenant blanc, son prisonnier, échouent sur une île d’Asie. centrale“.

Jeudi 14 déc 19h00 
Mercredi 20 déc 21h15


LA SYMPHONIE DU DONBASS/ENTHOUSIASME (ENTOUZIAZM/ SIMFONIYA DONBASSA)
DE DZIGA VERTOV
URSS (UKRAINE)/1930/68’/INT.FR./35MM
Premier documentaire soviétique en son direct, à la gloire du plan quinquennal et de l’industrialisation – et des nouvelles possibilités ouvertes au cinéma.
Restauré par Österreichisches Filmmuseum, Vienne. (Austrian Film Museum)

Vendredi 15 déc 16h30 
Mercredi 20 déc 19h30


LES ASSASSINS PRENNENT LA ROUTE
(OUBITSY VYKHODIAT NA DOROGOU)
DE VSEVOLOD POUDOVKINE ET IOURI TARITCH
URSS/1942/70’/VOSTF/35MM
Avec Boris Blinov, Olga Jizneva, Oleg Jakov, Ada Voïtsik, Sofia Magarill.
Six épisodes, dont cinq tirés de Grand’peur et misère du troisième Reich, de Bertolt Brecht. Le sixième fait intervenir les partisans dans la guerre contre l’envahisseur nazi. Film interdit à l’époque en URSS.

Jeudi 21 déc 14h30 A
Mercredi 10 jan 14h30


KINO-PRAVDA DE LÉNINE
(21A KINO-PRAVDA LENINSKAÏA)
DE DZIGA VERTOV
URSS/1925/53’/INT. FR./35MM
Réalisé pour le premier anniversaire de la mort de Lénine, un « cinépoème» de montage en trois parties : l’œuvre de Lénine, sa mort, «Lénine est mort, mais sa force est avec nous ».

Au cours de la rétrospective, Bernard Eisenschitz présentera deux films, le premier suivi d’une discussion avec les spectateurs et le second commenté au micro pendant la projection :
jeudi 07 déc 19h00 B
Les Paysans de Fridrikh Ermler (1935)
Jeudi 21 déc 19h00 B
Kino-Pravda de Lénine de Dziga Vertov (1925), précédé de Kino-Nedelia de Mikhaïl Koltsov et Dziga Vertov (1918-1919).
Historien du cinéma, traducteur, rédacteur en chef de la revue Cinéma (de 2001 à 2007), Bernard Eisenschitz est l’auteur de nombreuses publications, aussi bien des monographies de référence (Nicholas Ray, Fritz Lang) que des ouvrages consacrés à des cinématographies, en particulier Le Cinéma allemand (Armand Colin) et Gels et dégels : une autre histoire du cinéma soviétique : 1926-1968 (Centre Pompidou/Mazzotta, 2002).
Tarifs séance : PT 6.5€, TR 5.5€, Libre Pass accès libre.

Jeudi 21 déc 21h45


L’ENFANCE DE MAXIME GORKI (DETSTVO GORKOGO)
DE MARK DONSKOÏ
URSS/1938/100’/VOSTF/35MM
Avec Mikhaïl Troïanovski, Varvara Massalitinova, Alekseï Liarski, Elisaveta Alekseeva.
Ayant perdu son père, Alexis Pechkov revient vivre à Nijini- Novgorod avec ses grandsparents. Un locataire lui apprend à lire et écrire. Aliocha part seul gagner sa vie parmi les hommes“. Tiré du récit autobiographique Enfance de Maxime Gorki.

Mercredi 27 déc 20h00 
Jeudi 28 déc 17h00


LE PROFITEUR / UN VISAGE CONNU (CHKOURNIK / ZNAKOMOE LITSO)
DE NIKOLAÏ CHPIKOVSKI
URSS/1929/80’/INT.FR./35MM
Avec Ivan Sadovski, Lukas Liachenko, Dora Feller-Chpikovskaïa.
Les aventures dans la guerre civile d’un petit bourgeois et d’un chameau, ballottés entre l’Armée rouge, les blancs et la bande d’un ataman“.

Samedi 06 jan 21h30 
Vendredi 12 jan 17h00


LA GRÈVE (STATCHKA), DE SERGUEI M. EISENSTEIN
URSS/1924/82’/INT. FR./DCP
Avec Alexandre Antonov, Mikhaïl Gomorov.
“Dans une usine de la Russie tsariste, le suicide d’un ouvrier déclenche une grève. Le mécanisme soulèvement-répression résume les nombreux mouvements prérévolutionnaires auxquels le film rend hommage“.

Dimanche 07 jan 22h00

LA FÊTE DE SAINT GEORGES (PRAZDNIK SVIATOGO IORGENA)
DE IAKOV PROTAZANOV
URSS/1930 (SONORISÉ EN 1935)/85’/VOSTF/35MM
Avec Anatoli Ktorov, Igor Ilinski, Anatoli Goriounov.
Un escroc se fait enfermer dans une église afin de faire main basse sur ses trésors. Mais le complice qui devait le délivrer est mis en fuite par la police. Par crainte d’être découvert, le voleur se déguise en Saint-Georges, dont on célèbre la fête ce jour-la“.
Copie Ciné-Archives
Fonds Audiovisuel du PCF – Mouvement ouvrier et démocratique.

51 rue de Bercy
75012 Paris


https://www.histoire.fr/actualit%C3%A9s/novembre-est-rouge-novembre-est-russe

Albatros - l'aventure cinématographique des Russes blancs à Paris