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réception étudiants russes à la CTC
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L'avenir semble s'éclaircir pour le château de la Punta

De :     http://www.corsenetinfos.corsica/Chateau-de-la-Punta-Et-si-l-avenir-s-eclaircissait%C2%A0_a29897.html



Château de la Punta : Et si l’avenir s’éclaircissait ?

 
Rédigé par José FANCHI le Mercredi 18 Octobre 2017 à 20:19 
 
 

Une chose est sûre ! Le Conseil départemental de la Corse-du-Sud a fait son possible pour faire avancer les choses. Celui qui, il y a quelques années, était considéré comme une quasi-ruine, revient tel le phénix sur le devant de l’actualité. Le comité de pilotage et la commission scientifique aidant, les choses se sont améliorées avec le soutien du Département - et la CTC - qui croit plus que jamais en l’avenir du château de la Punta

 

 

La route, revue et corrigée, inaugurée mercredi matin
La route, revue et corrigée, inaugurée mercredi matin

 

 
Les Ajacciens seront certainement contents d’apprendre que le château qui domine la ville est en passe de retrouver un peu de jeunesse au cours des années à venir. Rappelons que Pierre-Jean Luciani avait procédé en novembre dernier à l’installation d’un comité de pilotage et d’un comité scientifique et technique pour le suivi de la mission d’évaluation et de diagnostic, confié, après sélection, à M. Pierre-Antoine Gatier, architecte des Monuments Historiques. 


Une route entièrement refaite 
Dans un premier temps et afin d’assurer l’accès au château, le Conseil départemental a entrepris au début de cette année la réfection totale de la voirie. 
Depuis début juin, la route est entièrement achevée et ressemble à un billard. 
D’ailleurs, mercredi matin, à l’occasion de l’inauguration de cette portion de 6,7 kilomètres, le petit train, dont c’était la première visite officielle, a emmené les invités jusqu’au château. La délégation était conduite par le président du Département qui voyait sans doute en ce moyen de locomotion, une suite logique pour les visites guidées et surtout l’avenir du château qui semble réellement s’éclaircir. Cela correspondrait, pourquoi pas, au projet imaginé par le Département. A suivre ! A noter que la route menant au château n’est pas départementale, mais privée. Raison pour laquelle une barrière a été installée à l’entrée de la propriété. Les marcheurs du dimanche ne s’en porteront que mieux… 


Le bâtiment passé au crible 
Avant toute restauration ou mise en œuvre d’un projet quel qu’il soit, culturel, économique et touristique, il était nécessaire de prendre la mesure de l’état sanitaire du bâtiment et des travaux à engager pour sa préservation. Le comité scientifique et technique, composé de personnalités expertes dans différents domaines, dirigé par les services de l’Etat (DRAC) a bien entendu été étroitement associé à l’élaboration du diagnostic et s’est mobilisé pour l’enrichir de ses connaissances. 

L’agence de Pierre-Antoine Gatier et le bureau d’études « Equilibres et Structures » ont abouti à un diagnostic très détaillé. Ils ont mené de nombreuses recherches sur les études précédentes et dans les archives familiales des Pozzo-di- Borgo ainsi que sur de nombreux ouvrages contemporains de l’époque du monument. Parallèlement à cette étude historique, un état sanitaire complet des façades a été mis à jour, réactualisant le précédent diagnostic de 2003 avec le concours de Mme Lise Leroux et de M. Guillaume Fonkenell, des monuments historique et du Patrimoine. 


Interventions d’urgence à réaliser 
Comme on pouvait s’y attendre, le rapport réalisé met en évidence deux premières tranches d’intervention : 

Une première tranche 
- A initier rapidement au regard des dégradations constatées, identifiée comme travaux d’urgence et de sécurité des façades et des abords du monument. La réalisation de ces travaux permettra l’arrêt de certains désordres présentant des risques 
- La restauration définitive de l’entablement Nord 
- La restauration des deux escaliers extérieurs et de la balustrade ceinturant les abords proches 
- La réfection complète de la terrasse couvrant les communs 
- La révision du réseau de recueillement des eaux pluviales 
- Diverses interventions de sécurité soumises au vote de l’assemblée départementale ainsi qu’une demande de subvention PEI. 
Cette tranche fait l’objet d’une autorisation de programme pour les travaux de 1 320 000 euros TTC 

Une deuxième tranche : 
Elle concerne la restauration définitive des façades du château. Elle a été étudiée de façon à permettre l’utilisation du château et des pièces du rez-de-chaussée comme lieux de réception ponctuel avec : 
- Restauration définitive des façades menuiseries comprises 
- Renfort ponctuel des planchers du rez-de- chaussée 
Les travaux de cette tranche ont été estimés à 3 072 000 euros TTC. 


Le rôle de l’architecte 
De son côté, l’architecte des Monuments Historique, M. Pierre-Antoine Gatier nous a parlé des travaux et études du comité scientifique pour établir un diagnostic: 
"Il y a une mission qui m’a été confiée par le Département afin d’y établir un diagnostic du château de la Punta. Une grande avancée historique, comment a t- il été construit, quels matériaux utilisés, quels sont les vestiges du château des Tuileries etc. Certes, il y a des 
fragments mais il y a aussi toute une architecture qui a été inventée, recomposée. C’est tout à la fois les Tuileries et le rêve des Pozzo-di- Borgo qui était d’inventer un nouveau château en Corse. Je pense que dans les années soixante-dix, lorsqu’on protège le château, on le protège  comme collection de prestige du château des Tuileries. Aujourd’hui, nous avons un regard qui est renouvelé. On montre que c’est une création, un château dans le grand paysage d’Ajaccio qui utilise les fragments des Tuileries et des matériaux de la fin du 19 e , du plancher métallique, des pierres venant de l’autre côté de la Méditerranée, c’est une invention !"
 

- Quelles ont été les priorités ? 
« - L’étude des archives départementales puis celles de la famille Pozzo-di- Borgo, pour bien connaître cette histoire du château. L’objectif, c’est de connaître mais aussi et surtout de conserver avec l’aide du comité scientifique et établir des priorités. Mon rôle c’est le diagnostic, puis définir une intervention future. Ce sera une autre mission que je n’ai pas, qui consiste à sauver, pérenniser, consolider le château de la Punta. » 

C’est OK avec la CTC ! 
Pierre-Jean Luciani avait d’entrée annoncé qu’il ferait le maximum pour le château et il a tenu parole. A propos du « Trinichellu » dans lequel il a pris place pour rejoindre le château, 
il nous confiait : « L’idée du petit train s’est rapidement imposée. Il nous faut aménager une aire de stationnement au croisement en bas et la même chose ici. Il nous aurait fallu encore trois années pour y arriver, à savoir l’installation d’un téléphérique comme cela a été débattu à diverses reprises. J’espère que la nouvelle assemblée prendra note pour poursuivre ce projet. Le château mérite de devenir un haut lieu touristique et culturel. Une fois ces travaux terminés, on espère arriver à réaliser un beau jardin avec la statue (fontaine) restaurée. Je pense que cette affaire est bien engagée. J’ai été suivi jusque-là par le ministère, les Affaires Culturelles, la DRAF. J’ai été reçu au ministère qui s’est montré très attentif à cela. J’irai voir prochainement la nouvelle ministre pour une rallonge car le coût global engagé est de l’ordre de plus de trois millions. » 

- Ce patrimoine, dès le 1 er janvier prochain, basculera dans la nouvelle collectivité unique. Comment envisagez-vous la suite ? 
« -J’ai eu l’opportunité de rencontrer hier le président Simeoni dans la région du Taravu. Nous avons longuement évoqué le dossier du château. Il devait d’ailleurs être présent aujourd’hui mais il a été retenu ailleurs. Il a mandaté le directeur des affaires du patrimoine, M. Campocasso, lequel, au cours de la réunion avec le comité scientifique, a pris l’engagement, au nom de la collectivité, de poursuivre les travaux. » 

Voilà une nouvelle qui relance ce vieux rêve des Ajacciens de voir leur château redevenir une merveilleuse promenade comme lorsque, dans les années soixante, les petits communiants ajacciens prenaient la vieille calèche ou simplement un taxi pour y monter faire dînette et prendre les photos souvenirs. 
Un autre temps, mais quel temps ! 
J. F
 
 

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3 / 3
Le petit train a baptisé la nouvelle route
 
 
 
 
 
 

Jean Maiboroda
19/10/2017

CHOUPIK, émigré du "Rion", décorateur d'églises en Corse.