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De la Communauté ukrainienne de Corse. Suivi de : Réfugiés ukrainiens en Corse.


De la Communauté ukrainienne de Corse. Suivi de :  Réfugiés ukrainiens en Corse.
 
 
De la "communauté" ukrainienne de Corse

 
L'usage de  guillemets s'impose lorsqu'il s'agit d'évoquer la communauté ukrainienne de Corse.
Celle-ci se répartit en effet entre une première vague migratoire issue de la révolution russe de 1917, et les arrivées plus récentes dues à un flux très diversifié ne présentant pas de caractère massif.
 
A/ Le premier flux migratoire
 
Trois constats peuvent être établis concernant le premier flux migratoire :
- Il était composé essentiellement d'Ukrainiens fidèles à la Russie et au régime tsariste.
- Il ne s'est pas traduit, comme cela a pu être constaté en France continentale,  par un repli communautaire significatif, la Corse ayant la faculté historique pourrait-on dire, d'assimiler assez rapidement, voire de "phagocyter", selon une expression qui nous paraît appropriée,  ceux qui débarquent sur ses rivages.
Ce facteur fait que les descendants des Ukrainiens arrivés en 1921 ne manifestent pas un esprit communautaire particulier et revendiquent assez rarement une quelconque  identité ukrainienne.
-Idéologiquement parlant, ses membres se sentent soit parfaitement Français soit parfaitement Corses.
 
B/ le second apport migratoire
 
Il n'a pas pris jusqu'ici l'aspect d'une arrivée massive et se caractérise par la diversité des ses causes (unions maritales ou autres, hasard des recherches d'emploi, attrait climatique et touristique)
Ce groupe (encore que le terme de groupe soit pour l'instant inapproprié) est cependant beaucoup plus enclin que le précédent à manifester une identité spécifique.
Les événements actuels peuvent  au demeurant augmenter  le nombre des Ukrainiens relevant  de cette catégorie.
En effet, la guerre en Ukraine laisse présager, hélas, un afflux de réfugiés à travers l'Europe, la France et sans doute la Corse.


Ceux dont les grands parents ont connu l'exode de 1921 et les émigrés plus récents ne sauraient rester indifférents au sort de ces nouveaux migrants.

C'est la raison pour laquelle, au delà d'éventuelles divergences idéologiques, nous relayons volontiers l'appel du docteur Natalya Khobza Santoni en reproduisant ci-après l'article qui lui consacré dans Corse.net Infos .
J.M
 
https://www.corsenetinfos.corsica/Nataliya-Khobta-Santoni-oncologue-ukrainienne-a-Ajaccio-mes-enfants-ont-du-mal-a-comprendre-pourquoi-je-pleure_a63219.html


Nataliya Khobta Santoni, oncologue ukrainienne à Ajaccio : "mes enfants ont du mal à comprendre pourquoi je pleure"

Livia Santana le Lundi 28 Février 2022 à 18:02
 
 
Le docteur Nataliya Khobta Santoni, oncologue à l'hôpital d'Ajaccio depuis 2009, a monté avec son mari, ce samedi 26 février, une association pour venir en aide à ses compatriotes ukrainiens. Pour CNI, elle témoigne de ses craintes pour son pays mais aussi pour sa famille restée au pays.
Le logo de l'association Solidarité Corse-Ukraine fondée Nataliya Khobta Santoni
« Depuis 4 jours, je ne dors plus. J’ai l’impression que les journées se répètent en boucle. Ce qui se passe est irréaliste », confie la docteure Nataliya Khobta Santoni. Cette oncologue arrivée en 2009 à l’hôpital d’Ajaccio, est originaire d’Uzhgord, une petite ville à l’Est de l’Ukraine. Ce samedi 26 février, cela fait deux jours que la Russie a attaqué son pays. C’est plus fort qu’elle, il faut qu’elle agisse pour aider, à sa petite échelle, son peuple. La docteure décide alors de créer une association pour récolter des fonds à destination de ses compatriotes. « Je suis nulle en informatique mais avec mon mari on a très vite commencé les démarches en ligne », explique-t-elle. Ce lundi 28 février, l’association « Solidarité Corse-Ukraine » a vu le jour. Tous les fonds récoltés iront à des associations locales comme « Médecin du monde » dont Nataliya Khobta Santoni fait partie depuis 2010 et qui est implanté à l’Est du pays depuis 2014. « Notre priorité c’est de venir en aide aux femmes, enfants et personnes âgées qui souffrent énormément de cette guerre », reprend l’oncologue.
Des proches qui ne répondent plus
Mariée depuis 2012, avec Ange Santoni, pilote chez Air Corsica et maman d’une petite Sophie 6 ans et Thomas 3 ans et demi, l’oncologue a encore toute sa famille en Ukraine. La docteure est très inquiète pour sa sœur et son neveu qui habitent au troisième étage d’un immeuble situé dans la capitale, Kiev. « Grâce à Dieu, leur domicile n’a pas encore été touché par les explosions. J’ai eu de leurs nouvelles ce matin à 7 heures, ils sont en vie. Actuellement ils sont réfugiés au sous-sol avec huit autres femmes et enfants. Il arrive qu’ils remontent rapidement dans leur appartement pour prendre une douche et récupérer de l’eau puis redescendent » raconte Nataliya Khobta Santoni. Son oncle et son cousin qui vivent au Nord du pays à Ilyichevsk sont quant à eux injoignables depuis jeudi. « J’attends et j’essaie de me dire qu’ils n’ont juste plus de réseaux. Recevoir juste deux lettres OK, ce serait un tel soulagement », poursuit-elle.
Sur les réseaux sociaux, l’ukrainienne s’accroche aux quelques nouvelles postées par ses amis de la faculté de médecine. Tous se sont engagés et sont depuis quelques jours, devenus médecins de guerre.
« Pour la première fois je sens que nous ne sommes pas seuls »
Pour décrire ce qu’elle ressent, Nataliya Khobta Santoni perd ses mots. « Pendant deux jours j’ai eu du mal à réaliser. Je me disais que c’était un cauchemar, que ce n’était pas possible, lance-t-elle avant de reprendre, mes enfants ont du mal à comprendre pourquoi je pleure tout le temps. Ils me font des câlins alors je leur explique que l’Ukraine où ils sont allés ne sera plus la même. »
Ce qui lui réchauffe toutefois le cœur, c’est de voir cette solidarité autour de son pays. A Bastia, ce dimanche 27 février, un rassemblement en soutien à l’Ukraine s’est tenu sur la Place Saint Nicolas pour soutenir ce peuple. Toujours à Bastia ce lundi, une collecte de denrées et de vêtements a débuté dans un local rue Napoléon. « C’est la première fois que je sens que nous ne sommes pas seuls. Je vois l’Union Européenne à l’unisson pour défendre l’Ukraine. En Corse aussi la mobilisation est importante. Quand on se sait soutenus, on peut tout faire », assure-t-elle. 

Pour faire des dons vous pouvez adressez vos chèques à l'adresse suivante :
Solidarité Corse-Ukraine
Dr Nataliya Khobta Santoni
Lotissement l'Oliveraie
Trova
20167 Alata

 


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https://www.corsenetinfos.corsica/Guerre-en-Ukraine-plus-de-200-refugies-sont-deja-arrives-en-Corse_a64359.html
 

 
Guerre en Ukraine : plus de 200 réfugiés
sont, déjà, arrivés en Corse



Lundi 2 Mai 2022 
Plus de 200 personnes ont été prises en charge en Corse depuis le début du conflit.
 

Deux mois après le début de la guerre en Ukraine, la population continue de fuir le pays. Alors que la France s’est fixée l’objectif d’accueillir 100.000 réfugiés, plus de 200 d’entre eux sont déjà arrivés en Corse indiquent les deux préfectures. Un flux d’arrivées moins important que dans d'autres régions françaises. Les ressortissants qui ont gagné l'ile au cours de ces dernières semaines ont en effet choisi la Corse pour y retrouver de la famille ou des amis qui résidaient déjà dans la région.
Au total 107 déplacés ukrainiens (72 adultes et 35 enfants) ont pour l'instant été accueillies en Haute-Corse depuis le début de la guerre et 6 d'entre eux, 3 adultes et 3 enfants, ont quitté l'ile depuis. "A ce jour donc, nous recensons en Haute-Corse 69 adultes et 32 enfants présents soit 101 personnes.", précise la préfecture.
Aux Ukrainiens qui ont été accueillis dans le Nord de l'ile, il faut ajouter les 95 personnes (60 adultes et 35 enfants) qui ont été recensées par la préfecture de Corse-du-Sud.
"Au 21 avril, un total de 202 personnes (adultes et mineurs) a été accueilli dans les deux département et près de 81 autorisations provisoires de séjour ont été octroyées au titre de la protection temporaire", indiquent les services de l'Etat qui s'organisent pour délivrer le plus rapidement possible les autorisations provisoires de séjour (APS) qui permettent aux Ukrainiens arrivés sur l'ile de pouvoir travailler et de bénéficier des aides sociales.

Une grande majorité des autorisations déjà délivrée

Sur les 196 personnes recensées en Corse, 67 sont des enfants et les moins de 18 ans n'ont pas besoin de ce titre de séjour : "les mineurs n'ont pas besoin d'une telle APS et que le droit au séjour est d'ores et déjà acquis en France pour une durée de 90 jours à la seule condition de détenir un passeport ukrainien biométrique." précisent les services de l'Etat.
Pour les adultes, l'autorisation provisoire de séjour (APS), valable six mois, ouvre des droits à la protection et à l'aide sociale et leur permet de travailler en France : 81 titres de séjour (56 en Corse-du-Sud et 25 en Haute-Corse) ont déjà été délivrés pour régulariser au plus vite ces déplacés et une quinzaine devraient être délivrés d'ici quelque jours