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RUSSIE



Les Serbes en Corse. De la Corse aux Balkans


Les Serbes en Corse. De la Corse aux Balkans

Note préliminaire : 


L’intérêt porté par notre site à la parution de cet ouvrage s’explique aisément.
Outre le fait que peuple serbe est essentiellement un peuple slave, donc un peuple frère,  la Russie et la Serbie ont entretenu à travers l’Histoire des relations privilégiées basées sur des facteurs d’ordre ethnique et  culturel (notamment alphabet cyrillique et religion orthodoxe).
- Rappelons  que la Russie a constamment été la protectrice des Serbes sous la domination ottomane.
- Rappelons aussi, ce qui nous ramène à la Corse, que Napoléon, par le traité de Tilsit  signé le 7 juillet 1807 avec le tsar Alexandre 1er , a tenté de contrarier la proximité séculaire entre la Russie et la Serbie.
- Rappelons enfin que l’entrée en guerre  de la Russie dans le conflit de 1914 a eu pour origine le déclenchement des hostilités contre la Serbie par la monarchie austro-hongroise, laquelle a été épaulée très rapidement par son alliée, l’empire allemand.
J.M




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Les Serbes en Corse. De la Corse aux Balkans


https://diplomaticportal.bidd.org.rs/les-serbes-en-corse-de-la-corse-aux-balkans/



Pendant la Première Guerre mondiale, des milliers de réfugiés serbes ont été répartis dans plusieurs villes corses. Les survivants et leurs descendants expriment leur gratitude envers les habitants de cette partie de la France…
Le livre Srbi na Korzici de Zoran Radovanović, a été publié en serbe dans le cadre de l’édition Srbija 1914-1919, qui est un projet commun des éditions Prometej de Novi Sad et de la Radio Télévision de Serbie.
Une édition étendue de ce livre, Les Serbes en Corse. De la Corse aux Balkans, a récemment été publiée en France, aux éditions Scudo. Outre le texte de Zoran Radovanović, traduit en français par Tanja Milosavljević et Hadrien Orsini, il contient des textes écrits par Pascale Larenaudie, Jacques Casamarta, Guy Lannoy et Francis Aïqui.
Voici un extrait de l’avant-propos, écrit par Frédéric Mondoloni, ancien ambassadeur de France en Serbie, originaire de Corse:
« …très honnêtement, en prenant en 2017 mes fonctions comme ambassadeur de France en Serbie, je ne pensais certainement pas en arrivant à Belgrade que j’aurais l’occasion ici aussi de découvrir et, si possible, d’entretenir un lien privilégié entre ce pays et l’île de Corse.
La Serbie est en effet peu connue – et trop souvent mé-connue – et trop de nos compatriotes en ont parfois une image datée, marquée par les conflits des années 1990. Pourtant, les liens qui nous unissent à ce pays ami sont très forts et l’Alliance franco-serbe qui a été effective de la fin du XIXe siècle à la seconde guerre mondiale a très peu d’équivalents dans le monde. Cette amitié a notamment été forgée pendant les heures dramatiques de la Première guerre mondiale où « la Petite Serbie » a fait l’admiration des Alliés par son héroïque résistance et a marqué sa reconnaissance à la France, qui a très largement participé à sa libération, en lui érigeant un monument emblématique et sans équivalent dans le monde, au centre même du plus grand et du plus beau parc de Belgrade
Et, dans cette histoire d’amitié et de solidarité, j’ai pris conscience – avec surprise et fierté – que la Corse avait joué toute sa place.
D’une part, bien sûr, et c’est la partie la plus connue, parce que fort malheureusement nombreux sont ceux de ses enfants qui ont laissé leur vie sur ce Front d’Orient, longtemps également un peu oublié et dont les historiens soulignent aujourd’hui le caractère central durant le conflit : sans percée du Front d’Orient en septembre 1918 sous le commandement du Maréchal Franchet d’Esperey, qui a entrainé l’écroulement des empires centraux, pas d’armistice générale le 11 novembre de la même année. Une centaine de Corses sont ainsi inhumés au cimetière militaire de Bitola (ex-Monastir) en Macédoine, et quelques-uns aussi au cimetière français de Belgrade. La première partie de cet ouvrage leur rend hommage.
Mais également d’autre part, et c’est moins connu, parce que la Corse a accueilli pendant cette Grande Guerre si douloureuse, et alors qu’elle-même était saignée à blanc, plusieurs milliers de Serbes ayant fui leur pays, mais bien décidés à le reconquérir, en faisant honneur à sa tradition ancestrale d’hospitalité… »



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Editions SCUDO
Jean-Jacques COLONNA D'ISTRIA
La Maison Bleue, San Benedetto, 20167 ALATA
colonnadistria.jj@wanadoo.fr
https://www.scudoedition.corsica/product-page/de-la-corse-aux-balkans


 
Ce livre est un regard croisé sur l'histoire commune de la Corse, de la Serbie et plus largement des Balkans, entre hier et aujourd'hui. Il est aussi le témoignage de rencontres, de trajectoires de femmes et d'hommes engagés sur les chemins de la paix, de la culture et de la solidarité.
 
Face aux nombreux conflits et guerres qui ne cessent d'agiter le monde, cet ouvrage contribue à interpeller et faire vivre une mémoire. Ne pas oublier, tirer les leçons de l'histoire et faire connaître ce front d'Orient qui durant la Première Guerre mondiale, a vu s'engager de très nombreux Corses avec d'autres combattants. Beaucoup n'en sont pas revenus et se trouvent inhumés dans les cimetières de Bitola (Ex Monastir), Skopje (Ex Uskub), Belgrade, etc. Pendant la même période, 5 000 Serbes, fuyant les combats, trouvaient refuge en Corse (Ajaccio, Bastia, Bocognano, Ucciani, Coti Chiavari…).
 
De la Corse aux Balkans parle d'une des guerres les plus meurtrières au monde avec près de 20 millions de morts et autant de blessés. Il s'attache à retranscrire et restituer les liens de solidarité et d'humanité qui se mettent en place au milieu même de l'horreur.

« On n’aime guère que la Paix ».



http://perapace.eu/
http://perapace.eu/actualite/de-la-corse-aux-balkans/