RUSSIE

CERCLE CULTUREL ET HISTORIQUE CORSE - RUSSIE - UKRAINE

 


Ce site est  désormais, et exclusivement, l’organe d’expression du CERCLE CULTUREL ET HISTORIQUE CORSE - RUSSIE - UKRAINE.
L'intitulé "kalinka-machja" apparaissant dans les moteurs de recherche est uniquement conservé pour des raisons inhérentes à la notoriété acquise sur internet (nom de domaine).
Les deux associations se sont en effet différenciées, à la fois dans leurs modalités d'organisation et dans leurs objectifs propres.


 

LE CERCLE CULTUREL ET HISTORIQUE CORSE - RUSSIE - UKRAINE
 


Cette association informelle, tout en cultivant la mémoire de l'émigration russe "blanche" en Corse, se donne pour objectif de faire connaître aux Corses la Russie d'hier et d'aujourd'hui, de même que l'Ukraine,  en leur offrant la possibilité de découvrir un vaste champ de connaissances, notamment dans les domaines de la culture, de l’économie et de l'histoire.
 
Dépassant les clivages nés de la révolution russe, mais à contrecourant de la doxa partisane des médias dominants, ce site aborde la problématique des rapports actuels entre "l'Occident" et les "Pays de l'Est" dans un contexte délibérément géopolitique.
 
Au risque de paraître contradictoires nous nous efforcerons donc de pratiquer une information plurielle n'occultant pas les  parti-pris idéologiques respectifs des différents sources exploitées et des LIENS  mentionnés.

Nous faisons volontiers nôtre cet aphorisme prêté au célèbre Ibn Khaldoun, selon lequel 
"La vérité est pareille à l'eau, qui prend la forme du vase qui la contient."
Nous pourrions le compléter par un autre aphorisme :  "Il y a pire que de pas être informé: c'est penser l'être" (Ahmed Bensaada - Exergue de son site) .

 
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L'ASSOCIATION KALINKA-MACHJA

L'association Kalinka-Machja, pour sa part, a été créée en 1994 par des descendants de migrants (terme à la mode) qui à la suite de la "césure dramatique représentée par la révolution d’Octobre 1917", ont abordé en 1921 et dans les années qui ont suivi, les rivages de l'île de Corse et y ont fait souche.
La raison d’être initiale de l'association était de perpétuer une sorte de "culte du souvenir" centré sur l'émigration russe blanche dans notre île, en lien avec d’autres descendants de l’émigration blanche en France et dans le monde.
Elle a,  depuis,  élargi son objet pour accueillir des personnes en provenance de pays de l’Est relevant de nouvelles vagues migratoires et pour promouvoir des liens entre la Corse, la Russie et l’Ukraine.
Elle a en outre diversifié ses actions et elle gère notamment les "journées du film russe" d'Ajaccio. (cf. LIEN).


Ассоциация Калинка-Макия
 
Единственная в своем роде ассоциация по налаживанию и развитию дружественных связей между Корсикой и Россией, а также странами Восточной Европы.
Ассоциация была создана в 1994-ом году потомками солдат и офицеров армии Врангеля, которые покинули Крым в 1921-ом году на корабле «Рион». Державший изначально курс на Бразилию «Рион» из-за поломки простаивает в порту Аяччо, и сотни вынужденных эмигрантов высаживаются на Корсике и становятся ее постоянными жителями. Этим историческим эпизодом и объясняется тот факт, что и по сей день на острове можно услышать немало русских или украинских фамилий.
В настоящее время ассоциация КАЛИНКА-МАКИЯ объединяет не только потомков эмигрантов-«рионцев» или русских и украинцев, поселившихся на Корсике уже позднее, но и всех корсиканцев, интересующихся странами Восточной Европы и желающих установить связи с Россией, Украиной, Белоруссией. Развитие экономических и культурных связей, оказание гуманитарной помощи, а также обучение русскому языку и знакомство со славянской культурой – таковы основные направления деятельности ассоциации КАЛИНКА-МАКИЯ.

Руководство:

Президент: Жаклин Гуринович
Вице-президент (департамент Южная Корсика): Елена Ракот
Вице-президент (департамент Верхняя Корсика): Жорж Лебедефф;
Секретариат: Элен Кларисс -Турнан
 
                                                                       
 
 




DE LA CRIMÉE A LA CORSE - L’ODYSSÉE DU NAVIRE "RION" ( ex-Smolensk) - 1921

DE LA CRIMÉE A LA CORSE - L’ODYSSÉE DU NAVIRE
Pour connaître de manière moins condensée les conditions de l'arrivée du "RION" dans la rade d'Ajaccio en 1921, nous conseillons à nos visiteurs de se reporter à l'article figurant dans la rubrique "LES RUSSES EN CORSE", sous le titre: "Mai 1921. Les émigrants du "RION" à Ajaccio",  dont l'auteur est monsieur Bruno Bagni, historien.

En complément, Cf. Rubrique "Les RUSSES EN CORSE" : Extraits du journal "LA JEUNE CORSE", datant de 1921 et relatant pratiquement "au jour le jour" les épisodes marquants du débarquement et de l’installation des migrants russes blancs dans notre île. Mais voici résumée en quelques lignes l'odyssée du "RION".




RUSSES ET UKRAINIENS EN TERRE CORSE
L'ODYSSEE DU "RION"


La Corse compte un certain nombre d'habitants d'origine russe et ukrainienne. Ce sont les enfants et petits enfants d'émigrants qui, fuyant le régime bolchevique, se fixèrent en terre corse.
En effet, le 15 mai 1921, un transport de troupes ayant à son bord 3.800 personnes a mouillé en rade d'Ajaccio. Il y est demeuré jusqu'à la fin juin 1921. La plupart des passagers étaient des soldats de l'armée du général WRANGEL. Mais il y avait également à bord des civils : familles d'officiers, commerçants, fonctionnaires, propriétaires terriens, et paysans ukrainiens ayant choisi le parti des blancs.

Le navire venait de Turquie, où avait échoué la majeure partie de l'armée WRANGEL, vaincue par les Rouges et repoussée vers les rives de la mer noire en novembre 1920.
Rappelons que la révolution ne s'est pas imposée immédiatement en Russie, et qu'elle ne se limite pas aux "journées d'octobre" qui ont vu Lénine, par un putsch audacieux, s'emparer du pouvoir à Petrograd (devenue Leningrad sous l'URSS).
De 1917 à 1921, plusieurs armées dites "blanches" (par opposition à l'armée rouge), ont mené avec l'appui de corps expéditionnaires américain, anglais, français et tchèque une "contre-révolution" qui a pris les allures d'une véritable guerre civile.
Ces armées, composées de tsaristes mais également de républicains fidèles au gouvernement provisoire, ou de Russes effrayés par les excès des révolutionnaires, ont notamment combattu en Sibérie (amiral Koltchak), en Ukraine (Général Denikine), sur le Don (Cosaques de Kaledine), et en Crimée (Général Wrangel). Le pouvoir des soviets ne s'est durablement installé qu'avec la disparition des dernières forces blanches en Mongolie et au Turkestan, en 1921.
De 1917 à 1921 la guerre civile a causé d'innombrables pertes humaines, dues aux exactions respectives des troupes blanches et rouges, et aux méthodes des bolcheviques, adeptes de la dictature du prolétariat et de la "terreur de masse".
L'armée Wrangel, dernière armée "organisée" des tsaristes, a réussi sous la protection des marines française et anglaise, à embarquer dans l'ordre à Sébastopol et à quitter la Russie.
Près de 120 navires, essentiellement russes, mais également une dizaine de navires français et quelques bateaux italiens et grecs, ont amené en Turquie, environ 110.000 soldats, dont nombre de cosaques du Kouban, et 30.000 civils, Ukrainiens pour la plupart.
La marine anglaise, pour sa part, s'est contentée de rapatrier ses ressortissants. Seul un capitaine anglais, désobéissant aux ordres, a accepté des réfugiés, ce qui, pour l'anecdote, lui a valu une promesse de cour martiale de la part de l'amiral commandant la flotte britannique, promesse néanmoins accompagnée de félicitations pour sa générosité.

Le "RION", transport de troupes mixte, parti de Gallipoli, en Turquie, alors occupée par les troupes alliées après leur victoire sur l'Allemagne durant la guerre 14-18, a fait escale à Messine puis a terminé sa course à Ajaccio, victime d'une grave avarie de moteur.
Sa destination finale devait être le Brésil, où comptaient s'installer les migrants. Seuls 600 d'entre eux seraient finalement parvenus à destination (Etat de Sao Paulo) en empruntant un autre navire. Les autres (près de 3.000) sont restés momentanément en terre corse.

En 1924 on ne dénombrait plus dans l'île que deux à trois cents émigrés (chiffres variant selon les sources), les autres ayant choisi de gagner le continent français, où le marché de l'emploi se révélait moins étroit que celui de l'île, qui conserva quelques dizaines de migrants devenus "garçons de ferme" dans les villages de l'intérieur, quelques fonctionnaires contraints d'exercer des métiers n'ayant qu'un lointain rapport avec leur activité initiale, et certains techniciens (industriels, ingénieurs, commerçants) qui, à quelques exceptions près, ne retrouvèrent pas leur qualification d'origine.

Nombre d'émigrés demeurés célibataires disparurent dans un certain anonymat au fil des ans. D'autres épousèrent des insulaires et fondèrent famille.
Ils ont vraisemblablement incité d'autres émigrés russes et ukrainiens de leur connaissance dispersés en Europe à venir en Corse,  île dont ils vantaient certainement le charme et l'hospîtalité, car on note des arrivées individuelles jusqu'à la veille de la seconde guerre mondiale.
C'est ainsi que Constantin Maiboroda, père de l'auteur de cet article, ayant fui l'Ukraine en 1920/21, est arrivé en Corse en 1929 après avoir terminé des études techniques (électricité) en Tchécoslovaquie. Il y a épousé, peu après, une insulaire originaire du village d'UCCIANI, Catherine Mariaccia.
 
La Corse a donc connu des patronymes tels que :   Amolsky, Aparine, Baranovsky, Bikodoroff, Borissoff, Borodine, Boudnikoff, Gorovenko, Gourinovitch, Ivanov, Joukoff, Kartawiy , Kedroff,  Kerefoff, Kilko, Kotchef,  Kugeloff, Lebedeff, Maïboroda, Mironenko, Modzalewsky, Oupirenko, Pimenof, Pobiedenny ,  Popov, Seleznef, Serdukof, Tarrassenko,  Tchesnekoff, Teletsine, Voropaief...
Le nombre de ces patronymes s'est réduit au fil des disparitions naturelles ou des alliances avec des familles locales. 

Notre  île ayant la faculté historique pourrait-on dire, de "phagocyter" ceux qui débarquent sur ses rivages, la génération suivante s'est pratiquement fondue dans le peuple corse et seuls les patronymes révèlent désormais l'origine de ces insulaires "insolites".

 
Ajoutons, pour terminer, que le prince Youssoupov, connu pour avoir participé à l'élimination de Raspoutine, s'était installé en Corse, à CALVI, en 1924, où il avait fait l'acquisition d'une demeure, ⃰  et que notre île compte aujourd'hui parmi ses habitants permanents ou temporaires des descendants du général WRANGEL.

Jean Maïboroda

⃰  Cf.  sur notre site l'article : "Le Prince Youssoupov en Corse" - Rubrique LES RUSSES EN CORSE.


 
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UKRAINE - RUSSIE : LES FRERES ENNEMIS

UKRAINE - RUSSIE :  LES FRERES ENNEMIS

Le point de vue de l'Association Historique Corse - Russie - Ukraine
 
S'agissant de la Russie et de l'Ukraine, nations sœurs devenues hostiles, la situation est généralement analysée, commentée, jugée, en fonction de marqueurs idéologiques, notamment ceux relatifs à l'OTAN, à l'Europe, et aux rapports entre "le camp occidental" et  la Russie.
Nous ne pouvons ignorer le conflit actuel. La déchirure qui affecte l'Ukraine a d’incontestables répercussions sur la diaspora originaire d’Ukraine et de Russie.
Mais nous ne désirons pas transposer ici les divergences idéologiques respectives et les antagonismes qui conduisent les deux camps à s’affronter par les armes. Nous ne pouvons que souhaiter le retour à la raison et à la paix. 
Nous ne saurions donc prendre parti pour l’un ou l’autre des protagonistes, et nous laissons nos adhérents (tout autant que nos lecteurs)  libres de leurs options,  de leurs opinions et de leurs sentiments.
Aussi, proposons-nous à nos visiteurs, à travers des LIENS spécifiques, la consultation de sites russes et de sites ukrainiens. Chacun pourra de la sorte , en allant "à la source", ou bien être conforté dans ses convictions personnelles, ou bien (ce qui nous semble préférable) satisfaire un éventuel désir d'information équilibrée.

 

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Le visiteur intéressé par les relations entre la Russie et l'Ukraine,  pourra cependant lire  dans notre RUBRIQUE "UKRAINE" une étude  intitulée "Ukraine. Données démolinguistiques et historiques". Cette  étude émane de l'Université LAVAL, au QUEBEC.    (http://www.axl.cefan.ulaval.ca/europe/ukraine.htm)
Elle nous paraît toutefois pour le moins "prudente" lorsqu'il s'agit de relater les événements relatifs à la période 1941-1945 et les épisodes nationalistes et  "bandéristes" (rapports avec l'Allemagne nazie et participation à l'extermination des Juifs), qu'elle passe totalement sous silence.
Un autre texte, intitulé "Courte Histoire de l'Ukraine" adopte à ce propos la même prudence.


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Le site " LES CRISES"  ( https://www.les-crises.fr/ ) offre pour sa part un dossier particulièrement exhaustif  (53 articles !) relatif à l'Ukraine.
( https://www.les-crises.fr/dossier/la-crise-ukrainienne/ )


Tout en ayant bien conscience que le site "LES CRISES"  est lui-même assez "engagé", nous  reproduisons quelques extraits de son volumineux dossier, extraits que l'on peut lire en parcourant dans la rubrique "UKRAINE" l'article intitulé "Comprendre l'Ukraine"
Jean Maïboroda



 
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Ilya REPINE . Ukrainien et Russe

        Ilya REPINE . Ukrainien et Russe


 
Article tiré de :
http://www.histoire-russie.fr/peinture/type/repin_vie.html
 
 
 
Ilya Efimovitch REPINE est né en 1844 à Tchougouïev, en Ukraine dans une famille de militaires.
Passionné très tôt par la peinture, il apprend l'art des icônes dans l'atelier de I.Boukanov qui était également portraitiste. A 19 ans il entre à l'Académie des Beaux Arts de Saint-Pétersbourg. Le milieu des peintres est alors en pleine ébullition car un groupe de 14 jeunes artistes ("Artel des artistes") fronde la sacro-sainte Académie. Ils ont refusé de présenter une oeuvre de fin d'études sur un thème imposé pour obtenir leur diplôme, soutenant que la peinture doit être le reflet de la réalité et refusant tout sujet obligatoire au nom de la liberté de création. 

Plus tard REPINE sera certes très proche d'eux mais il obtient son diplôme en 1871, avec une toile très conventionnelle au sujet imposé : "La résurrection de la fille de Jairus" et reçoit la plus haute distinction : la médaille d'or.

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Il commence alors un immense travail : "Les haleurs de la Volga " , travail effectué de  1870 à 1873. [ Et non pas "Les bateliers de la Volga" comme l'intitulent certains représentants de l'élite audio-visuelle française (Si, si, je l'ai entendu!) Mais on leur pardonnera leur ignorance crasse, car ce sont sans doute les mêmes qui ont dit un jour (Si,si, je l'ai entendu!) "La toile de la Joconde" - NB : Pour ceux qui ont eu un prof de dessin spécialisé dans la création à partir de découpages dans le catalogue de la Redoute,  je signale que "La Joconde" est peinte sur BOIS! ]
Il s'installe plusieurs mois sur les bords du fleuve et passe ses journées à faire des croquis, se faisant accepter par ces hommes rudes et peu habitués à servir de modèles! Ilya connaissait personnellement chacun des personnages de son tableau. Ainsi le haleur central se nommait Kanine  : "Il suscite un grand respect : on dirait un saint résistant à la tentation" écrit REPINE lui-même.

"Kanine"
Après quelques mois en Italie, le peintre séjourne à Paris de 1873 à 1876 où il assiste aux premières expositions des impressionnistes qui le laissent dubitatif. Dans ses lettres, il ne partage pas l'enthousiasme de ses collègues russes et affirme même que ce style de peinture "s'éloigne dangereusement de la véracité de la vie quotidienne."
 
A son retour il s'installe à Moscou, fréquente assidument la Colonie artistique d'Abramtsevo, créée par le mécène Savva Ivanovitch MAMONTOV, grand industriel qui rétablit, développa et encouragea le renouveau de l'art populaire russe et fut à l'origine de "L'Opéra Privé de Moscou" qui perdura jusqu'en 1904.
 
   

 MAMONTOV
par REPINE
Dans les années 1890, REPINE peindra une de ses plus grandes oeuvres :  "Procession religieuse dans 
la province de Koursk". 
Il avait vécu une année à Chugueïev pour faire des croquis détaillés, montrant sans indulgence paysans, clergé, ou riches bourgeois protégés des pauvres, des infirmes et des mendiants, par le knout du service d'ordre officiel...
Il est à noter que REPINE, comme beaucoup de ses confrères, n'eut jamais beaucoup de sympathie, si on s'en réfère à sa façon de le peindre, pour le clergé russe!

un clic pour agrandir
Virent le jour également :  "Les cosaques Zaporogues écrivant une lettre...",  "Le retour inattendu", ou "Yvan Grozny ("le terrible") et son fils Yvan..." qui montre le tsar serrant contre lui le corps de ce fils tant aimé qu'il vient pourtant de tuer. Cette toile connut diverses réactions devant la réalité brutale et sanglante qu'elle décrivait : on recommandait même aux femmes de ne pas regarder cette peinture car elle provoquait l'évanouissement de beaucoup d'entre elles !
 
 
 
 
Ami intime de Léon Tolstoï, il réalise plusieurs toiles, suivant l'évolution philosophique et religieuse de l'écrivain.
Tolstoï à sa table de travail par REPINE

Tolstoï en 1887

 
 
Le sens du portrait d'Ilya Repine est tout aussi particulier que ses "peintures de genre". 
Il saisit les moindres détails de la personnalité et  retranscrit la réalité sans aucune indulgence. 
Ainsi le portrait du compositeur Moussorgski hospitalisé, la santé dégradée par son alcoolisme, quelques semaines avant sa mort.

Léon Tolstoï
tel qu'il recevait
ses visiteurs,
vêtu des habits
de paysan,
par REPINE
Les portraits prendront également une grande part dans la réalisation d'une oeuvre de commande gigantesque : " Session protocolaire du Conseil d'Etat pour marquer son centenaire le 7 mai 1901." Le titre est aussi long que la toile : 877cm sur 400cm de haut !!
 
Pas moins de cent conseillers sont ainsi "croqués" et REPINE réussit à rendre tout l'immobilisme de cette institution... Un critique  d'art  écrivit qu'il avait peint une nouvelle vision de "Carthage au bord de la destruction".
A partir de 1892 le peintre devient professeur à l'Académie des Beaux-Arts et effectue plusieurs voyages en Europe jusqu'en 1900, date à laquelle il rencontre à Paris Natalia Nordman "l'amour de sa vie". Il s'installe avec elle dans un domaine qu'elle possède sur le golfe de Finlande à une heure de train de St Pétersbourg : "Les Pénates" à Kuokkala.
Ensemble ils organisent les "Mercredis des Pénates" qui attirent l'élite intellectuelle de la Russie. Natalia meurt en 1914, léguant sa propriété à l'Etat mais Ilya y vivra les dernières années de sa vie. Handicapé par une atrophie des muscles de sa main droite, il s'entraîne à peindre de la main gauche avec beaucoup moins de succès et ses revenus financiers déclinent. En 1918, la Finlande ayant obtenu son indépendance, il reste aux "Pénates", refusant la révolution bolchévique. Il ne revient en Russie que sur les supplications du ministre de l'Education de l'Union Soviétique en 1926. Il mourra aux "Pénates" en 1930 et y sera inhumé.
 

L'atelier d'Ilya REPINE
dans le domaine des "Pénates"

- un portrait inachevé de Pouchkine -

La tombe de l'artiste sur le domaine.
On notera la croix orthodoxe : 
elle remplaça il y a quelques années seulement
une stèle supportant le buste en pierre d'Ilya REPINE.
La guerre, en 1939, ramène dans le giron russe ce morceau de terre finlandaise qui fut rebaptisée REPINO en l'honneur du peintre, en 1948.
       
©Marie Deriglazoff - 2004à2010 -


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"Procession religieuse dans la province de Koursk".
        Ilya REPINE . Ukrainien et Russe