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LIENS RUSSIE

Récital de la guitariste biélo-russe Natalia Lipnitskaya à Sartène. Suivi de : " PIMENOFF père et fils, tout pour la musique "


La guitariste biélo-russe donne un récital vendredi 26 novembre à 18h30 à l’église Sainte-Marie de Sartène dans le cadre du festival Henry Mary. - DOC C
La guitariste biélo-russe donne un récital vendredi 26 novembre à 18h30 à l’église Sainte-Marie de Sartène dans le cadre du festival Henry Mary. - DOC C
Tiré de :
CORSE-MATIN
Jeudi 25 novembre 2021


 
Un récital de guitare classique par Natalia Lipnitskaya

 

La guitariste biélo-russe donne un récital vendredi 26 novembre à 18h30 à l’église Sainte-Marie de Sartène dans le cadre du festival Henry Mary.
On ne parle pas suffisamment des femmes guitaristes, souvent éclipsées par leurs homologues masculins.
Demain, une virtuose de la guitare va pousser les portes de l’église Sainte-Marie.Natalia Lipnitskaya, 41 ans, une guitariste biélo-russe lauréate de nombreux concours internationaux se produit à Sartène dans le cadre du festival Henry Mary.

Née à Minsk en Biélorussie, soutenue et guidée par ses parents et sa première professeure, elle a décidé très jeune de se consacrer à la musique.
Son identité artistique s’est notamment développée sur la base d’influences musicales très contrastées reçues dans les quatre pays où elle a vécu (Biélorussie, Autriche, Hongrie, les États-Unis et France).
Elle est lauréate de nombreux concours internationaux, boursière de la Fondation de Dr. Robert et Lina Thyll-Dür en Suisse et de la Fondation internationale de Yehudi Menuhin «Live Music Now », soliste de la Radio Nationale de Biélorussie et de la «Bartòk Radio » en Hongrie.
 
Une grande dame de la guitare.
 
Depuis 2000, Natalia est invitée régulièrement à donner des récitals de guitare et des master-classes à travers l’Europe et aux États-Unis, où elle a pris ses galons rapidement.
Son désir de partage l’amène à se produire également en musique de chambre.
Devenue une très grande dame de la guitare, revenue à Paris en 2020 elle poursuit son activité de musicienne et de pédagogue, puisqu’elle enseigne au Conservatoire national supérieur de musique et de danse.

La Corse, Natalia la connaît bien puisqu’elle y a déjà enregistré son CD Bach -Transcriptions pour guitare (musicinsiderecords.com) en 2015, dans l’église de Fozzano, préfacé par Jean-Paul Poletti. Le CD est sorti en mai 2016. À l’église SainteMarie de Sartène, c’est donc dans une ambiance à la fois intimiste et familière que l’artiste proposera son récital de guitare classique.
Jean-Paul Poletti, directeur artistique du festival Henry-Mary, a été touché par cette musicienne accomplie. Il ne boude pas son plaisir d’avoir cette tête d’affiche à Sartène.
« Outre la dextérité qu’elle présente, elle a une sensibilité à fleur de peau, ses interprétations sont remarquables. Ses deux mains sur la guitare, elle en tire une précision et une sonorité inégalable. Tant dans les transpositions de Bach que des exercices un peu plus complexes. Ce qui m’a séduit le plus, c’est son approche de l’instrument, qui est assez rare. Les guitaristes du canton vont avoir une belle démonstration ». Un concert aux couleurs de la vie qui promet d’emmener le public vers de grands moments.



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Corse Matin
Ajaccio 04/11/2021
GHJILORMU PADOVANI

 
Pimenoff père et fils, tout pour la musique.


Les deux batteurs, Philippe et Lucas Pimenoff, présenteront leur album sur la scène de l’Espace Diamant, samedi à partir de 21 heures. C’est une histoire de tempo et de battement, avant d’être une affaire de musique. Entre le cœur du batteur Philippe Pimenoff et ses baguettes, il n’y a rien d’autre qu’une ligne droite qui transmet une cadence. Après des années de scène aux côtés de (presque) tous les artistes insulaires, de Jean-Pierre Marcellesi à Felì, en passant par Francine Massiani, Canta u Populu Corsu ou Surghjenti, Philippe a tout mis en sourdine pour mener à bien un projet avec son fils, Lucas.

De cette aventure est né un album, Pimenoff, dont le nom raconte à lui seul l’histoire familiale, de la Russie à la Corse comme seule la Méditerranée sait les accoucher.

C’est un soir de 2018 que l’instinct, la fameuse cadence, lui impose de tout arrêter. « Quand on ne fait pas les choses que l’on ressent, on n’est pas bien, le corps parle, confie Philippe. Je me suis retrouvé dans la chambre de Lucas pour lui proposer une aventure, mais surtout beaucoup de travail. » Ensemble, ils s’extraient de ce confort qui empêche de se réaliser et passent des heures dans le local qu’ils ont aménagé.

Lucas a 13 ans et, à son niveau, change un peu de vie. Sur la scène de l’Espace Diamant, samedi Il fait le choix d’arrêter le foot, voit moins ses amis sur les plages de la ville. Et joue des baguettes, comme papa. « Ça m’a fait un peu bizarre au début, c’est vrai, mais cette rigueur est devenue une habitude », assure l’adolescent de 16 ans. Il comprend où son père veut l’amener.

Ce disque, c’est aussi des rencontres, comme Juliette, alias Perle, fille du batteur Loïc Pontieux, qui a écrit les textes anglais de l’album, ou Vincent Bidal, pianiste de Christophe Maé, arrangeur et réalisateur de cet album. C’est également Natasha St-Pier, rencontrée au hasard d’un enregistrement au studio Downtown à Strasbourg et qui pose également sa voix pour les Pimenoff. L’Alsace, c’est là où Lucas se rendait en stage annuel de batterie et où ils ont finalement décidé d’immortaliser leur premier opus, lui qui savait tout juste marcher et qui donnait déjà le rythme à Canta u Populu Corsu à la Cigale sur À Galuppà, aux côtés de son père. Comment réaliser un album Pimenoff sans le « Baron » ? Yvan, mêle sa voix à celle de son frère sur Grazie mille comme Frabrice Andreani pose ses notes sur Always lovely. Six musiciens au total, dont Ludovic Louis, trompette de Lenny Kravitz pour un projet qui ressemble au père et au fils.

Une façon également pour Philippe de rendre un double hommage. À tous les Russes blancs, dont son grand-père Yvanov, qui avaient fui la révolution russe d’octobre 1917 à bord du navire RION, avant de se réfugier à Aiacciu.

À son oncle, José Flores, avec lequel il a partagé ses premières notes dès l’âge de 3, 4 ans. Les racines, la famille, encore. Tout cela, Philippe et Lucas le présenteront sur la scène de l’Espace Diamant, samedi, à partir de 21 heures.