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Un souvenir qui ne s'éteint pas: celui d'Elena Dimitrievna Vladimirova


 
Hommage à Elena Dimitrievna Vladimirova

 
Une grande dame s’est éteinte le 15 février 2014.
En dépit de son âge avancé, elle avait encore participé peu avant son décès à un séminaire organisé par l’Association des Enseignants de Français de Russie (AEFR).
Comme le disait Jeanne Aroutiounova, présidente de l’AEFR, "C’est une lourde perte pour le monde francophone en Russie".
Ce fut une lourde perte aussi pour tous ceux qui la connaissaient.
Cette grande dame a sans relâche œuvré pour le rayonnement et pour la promotion de la langue française à travers son pays.
Nous avions eu l’occasion d’apprécier l’immense générosité d’Elena, sa disponibilité et la chaleur de son accueil à son domicile de Moscou, où elle tenait à inviter et héberger ses amis français de passage en Russie.
Nous avions eu également le plaisir de la recevoir à Ajaccio, où, s’étant échappée de ses visites de travail "sur le continent" elle nous avait honoré et  gratifié plusieurs fois de sa chère présence.
Tous ceux qui l’ont approchée avaient pu s'émerveiller de sa passion pour la langue française, une langue qu’elle maîtrisait de façon exceptionnelle, et dont elle ne cessait d’élargir et d’approfondir la connaissance.

J.M
 

 
 
D'autres hommages:
 
 
 
Lamalou les Bains, 
18 février 2014
 
Pensée de France pour l’amie qui nous a quittés :
 
Elena Dmitrievna reste dans le cœur de tous. Elle était de ces forces tranquilles qui tout en restant à l’écoute des autres vivent totalement leur idéal. Le sien était la langue française. Elle l’avait acquise, conquise, maîtrisée et tellement aimée. Mais c’était à condition de la partager avec d’autres, ses étudiants avant tout, que patiemment elle convertissait à l’inépuisable trésor des mots et des phrases. L’attrait de l’étude et la sensibilité aux beautés de la langue coulaient en elle comme l’eau de ces ruisseaux qui ne tarissent jamais. Nous tous enseignants qui avons eu le  bonheur de la connaître étions séduits par l’empathie qui rayonnait de sa voix, cette douceur réfléchie qui se lisait dans son sourire et la rendait si attachante. Doyenne de l’Association, elle l’était, mais surtout par l’esprit et la conviction. Elle aura été présente, fidèle et active pour le simple plaisir de se trouver au milieu de ceux qui partageaient sa passion, sa vocation de toute une vie. L’exemple d’une si belle personne relance notre courage et notre espérance que le vrai, le beau et le bien soient les valeurs ultimes de notre existence.
 
Pierre Barthe

Jean Maiboroda