Association d’amitié et d’échanges Corse - Ukraine - Russie - Pays de l’Est
Les cordes et voix d'Ukraine "Tsarivny" à AJACCIO
Revue SLAVICA Occitania. Sommaire du n°29.
LES BRAISES DES ANNEES ROUGES
Nicolas Wickelson, l'officier du tsar devenu photogrape ambulant à Ajaccio
Le prince Youssoupov en Corse
Du nouveau pour le château de la Punta ?
Les immigrants du "RION" entre la Corse et le Brésil.
COURS DE RUSSE A AJACCIO
Lettre d'un Russe de Corse : NOTRE FILM "CULTE".
Visite en Corse du Président de l'Union des descendants de l'émigration blanche en BULGARIE.
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PRESENTATION
Kalinka-Machja
Le nombre relativement élevé de patronymes russes et ukrainiens rencontrés en Corse surprend toujours les visiteurs …. et intrigue les insulaires eux mêmes. L'explication de cette singularité réside dans un épisode historique : En mai 1921, un navire affrété par la France, venant de Turquie, et destiné à gagner le Brésil, le "Rion" a été contraint de faire escale à AJACCIO suite à une grave avarie. Il transportait près de 3.700 personnes, essentiellement des officiers et soldats ayant appartenu à l'armée russe "blanche" du général Wrangel, ainsi que des civils fuyant le régime bolchévique. Le navire ayant été immobilisé pendant près de deux mois dans la rade d’Ajaccio, ses passagers ont été dispersés à travers la Corse. En 1924, la plupart d'entre eux étaient repartis vers d’autres cieux. Il en est resté en Corse environ 300. Parmi ces derniers, nombreux sont ceux qui ont épousé des insulaires et ont fondé famille. ___________ L'Association Kalinka-Machja a été créée en 1994 par un petit groupe de descendants de ces "Russes blancs" à la suite d'une exposition réalisée par le musée ajaccien " A BANDERA" sur le thème des Russes "blancs" de Corse. L'initiative de cette exposition revenait à Paul SILVANI, journaliste, écrivain, historien, qui s'était intéressé à la communauté "russe blanche" de Corse et aux conditions de l'arrivée en Corse du navire RION. A partir de cet évènement, un petit groupe constitué notamment de Robert Seleznneff, Madeleine Amolsky, Stéphanie Aparine, et Jean Maïboroda, a décidé de regrouper les descendants des émigrés du "Rion". __________ Objectifs de notre association: - Réunir les descendants des émigrés du "Rion" qui ont fait souche en Corse. - Réunir les personnes d'origine slave qui se sont installées ultérieurement en Corse. - Réunir les familles ayant adopté un enfant originaire des pays de l'Est. - Réunir les insulaires qui souhaitent l'établissement de liens avec les pays de l'Est. L'association KALINKA–MACCHJA se propose de développer les moyens de nature à promouvoir: • Des échanges économiques et culturels entre la Corse, l'Ukraine, la Russie, et la Biélorussie. • Des interventions à caractère humanitaire dans les pays de l'Est. • L'étude des langues et civilisations slaves. • Des rencontres conviviales entre ses membres. __________
Les immigrants du "RION"
A l'origine de la création de Kalinka-Machja se trouve la volonté exprimée par un certain nombre de descendants de réfugiés du "RION" de mieux s'informer sur les conditions de l'arrivée en Corse des émigrés "blancs" de la révolution russe de 1917-21. Pour connaître de manière exhaustive les conditions de l'arrivée dans la rade d'Ajaccio en 1921 du "RION", nous conseillons à nos visiteurs de se reporter à l'article figurant dans la rubrique "LES RUSSES EN CORSE", sous le titre: "Mai 1921 : les émigrants du "RION" à Ajaccio". dont l'auteur est monsieur Bruno Bagni, historien. Mais voici, relatée en en quelques lignes, "l'odyssée du RION". La Corse compte un certain nombre d'habitants d'origine russe ou ukrainienne. Cargèse, par exemple, après avoir fêté le centenaire de l'un d'entre eux, Nicolas Ivanoff, a perdu avec lui (septembre 99) le dernier survivant de ceux qui débarquèrent dans notre île en 1921 après la révolution russe. Les autres sont les enfants, petits enfants, voire arrière petits enfants des passagers du RION, qui, sur le chemin de l'exil, en même temps que Nicolas Ivanoff, jetèrent l'ancre en terre corse pour en faire leur patrie d'élection. En effet, le 15 mai 1921, un transport de troupes ayant à son bord 3.700 personnes a mouillé en rade d'Ajaccio. Il y est demeuré jusqu'à la fin juin 1921. La plupart des passagers étaient des soldats de l'armée du général WRANGEL. Mais il y avait également à bord des civils : familles d'officiers, commerçants, fonctionnaires, propriétaires terriens fuyant la terreur rouge, et paysans ukrainiens ayant choisi le parti des blancs. Le navire venait de Gallipoli, où se trouvait la majeure partie de l'armée WRANGEL, vaincue par les Rouges et repoussée dans la presqu'île de Crimée en novembre 1920, puis embarquée sur des navires français,anglais et russes à destination de la Turquie, sur l'autre rive de la mer noire. La déroute de l'armée WRANGEL, fin 1920, s'inscrit dans l'histoire de la Russie comme un revers majeur des fidèles de l'ancien régime dans leur lutte contre-révolutionnaire. Il faut savoir, en effet, que la révolution ne s'est pas imposée immédiatement en Russie, et qu'elle ne se limite pas aux "journées d'octobre" qui ont vu Lénine, par un putsch audacieux, s'emparer du pouvoir à Petrograd (devenue Leningrad sous l'URSS). De 1917 à 1921, plusieurs armées dites "blanches" (par opposition à l'armée rouge, organisée et commandée par TROTSKY), armées soutenues par des corps expéditionnaires américain, anglais, français et tchèque, ont mené avec une alternance de succès et de défaites, une véritable guerre civile. Ces armées, composées de tsaristes mais également de républicains fidèles au gouvernement provisoire, ont notamment combattu en Sibérie (amiral KOLTCHAK) en Ukraine (Général DENIKINE), sur le Don (Cosaques de KALEDINE) et en Crimée (Général WRANGEL). Le pouvoir des soviets ne s'est durablement installé qu'avec la disparition des dernières forces blanches en Mongolie et au Turkestan, en 1921. De 1917 à 1921 la guerre civile a causé d'innombrables pertes humaines, dues aux exactions respectives des troupes blanches et rouges, et aux méthodes des bolcheviques, adeptes de la dictature du prolétariat et de la "terreur de masse". L'armée WRANGEL, dernière armée "organisée" des tsaristes, a réussi sous la protection des marines française et anglaise, à embarquer dans l'ordre et à quitter la Russie à partir de plusieurs ports de Crimée. Près de 120 navires, essentiellement russes, mais également une dizaine de navires français et quelques bateaux italiens et grecs, ont amené à Constantinople, en Turquie, environ 110.000 soldats, dont nombre de cosaques du Kouban, et 30.000 civils, Ukrainiens pour la plupart. La marine anglaise, pour sa part, s'est contentée de rapatrier ses ressortissants. Seul un capitaine de sa Majesté, désobéissant aux ordres, a accepté des réfugiés. Pour l'anecdote, cela lui a valu une menace de cour martiale de la part de l'amiral commandant la flotte britannique, cette menace étant il est vrai doublée par des félicitations pour sa décision courageuse. Le RION, transport de troupes mixte, après avoir mouillé à Constantinople puis à Gallipoli, a fait escale à Messine puis a terminé sa course à Ajaccio, victime d'une grave avarie de moteur. Sa destination finale devait être le Brésil, où comptaient s'installer les migrants. Seuls 600 d'entre eux seraient finalement parvenus à destination (Etat de Sao Paulo) en empruntant un autre navire. Les autres (près de 2.000) sont restés momentanément en terre corse. En 1924 on ne dénombrait plus dans l'île que deux à trois cents émigrés (chiffres variant selon les sources), les autres ayant choisi de gagner le continent français, où le marché de l'emploi se révélait moins étroit que celui de l'île, qui conserva quelques dizaines de paysans devenus "garçons de ferme", répartis dans les villages de l'intérieur, quelques fonctionnaires contraints d'exercer des métiers n'ayant qu'un lointain rapport avec leur activité initiale, et certains techniciens (industriels, ingénieurs, commerçants) qui devinrent des artisans appréciés. Nombre d'entre eux, célibataires, disparurent au fil des ans. D'autres épousèrent des insulaires et fondèrent famille. Ils ont vraisemblablement incité quelques autres émigrés ukrainiens dispersés en Europe centrale ou en Tunisie (base navale de Bizerte où s'était réfugiée la flotte russe) à venir les rejoindre en Corse, car on note des arrivées individuelles jusqu'à la veille de la seconde guerre mondiale. C'est ainsi que nous retrouvons en Corse des Amolsky, Aparine, Baranovsky, Borissoff, Borodine, Dimitrieff, Gourinovitch, Ivanof, Kotchef, Maïboroda, Mironenko, Pimenof, Popov, Seleznef, Serdukof, Tarrassenko, Voropaieff, etc Notre île ayant la faculté historique pourrait-on dire, d'intégrer ceux qui débarquent sur ses rivages, la génération suivante s'est pratiquement fondue dans le peuple corse et seuls les patronymes révèlent désormais l'origine de certains insulaires. Jean Maiboroda Conseil d'Administration et Bureau 2010A l'issue de l'Assemblée Générale statutaire qui s'est tenue le 6 février 2010, les instances dirigeantes de l'Association Kalinka-Machja sont ainsi composées : Conseil d'Administration - CLARISSE TOURNAN Hélène – Chargée des actions humanitaires. - COLOMBANI Didier - COLONNA DE CINARCA Marie Rose - DIMITRIEFF Nathalie - GOURINOVITCH Jacqueline - IVANOFF Jean - KANNOUNIKOFF Claude - LACOMBE Xavier - LEANDRI Ludmila - Chargée des relations avec les pays de l'Est. - LEBEDIEFF Georges - MAIBORODA Jean - SALASCA Marie Josée - TARDY / Fochenko Alexa - TARRASSENKO Joseph - VOROPAIEFF Pierre - Chargé de la communication. Bureau Président : TARRASSENKO Joseph Vice Présidente Corse du Sud : GOURINOVITCH Jacqueline Vice Président Haute Corse : LEBEDIEFF Georges Trésorière : SALASCA Marie Josée Secrétaire : MAIBORODA Jean KATIOUCHA. (Катюша)Un chant russe devenu célèbre. YouTube - Cossack Choir (Chœur Cosaque) http://www.youtube.com/watch?v=_ABBhRp6bn0&feature=related Remarquable prestation d'une petite soliste de ce chœur. A écouter absolument. |
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CHOUPIK, émigré du "Rion", décorateur d'églises en Corse.
Association Kalinka-Machja
Secrétariat : Jean Maïboroda - Chemin de Torretta/Salario - 20000 - Ajaccio Tel : 06 24 02 18 13 E-mail : jean.maiboroda@gmail.com |
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Autour de l'émigration blanche